La rentrée pour les habitués des bars: "on reprend nos habitudes" (avec les distances)

De grands éclats de voix très tôt dans le bar PMU du village du Cabot dans le 9ème arrondissement de Marseille : les premiers clients s'arrêtent au comptoir sur le chemin du travail, bien contents de reprendre les habitudes. Un expresso, le journal pour les dernières nouvelles et les courses hippiques. On se chambre joyeusement. Ambiance rentrée des classes.

La reprise aussi dans un bar parisien. (SEBASTIEN BOZON / AFP)
Reportage à Marseille de Stéphane Burgatt dans le flash de 9h

Il y a de la joie: depuis 6h on refait le monde, il y a un plaisir sincère autour de ces retrouvailles pour Jean Daniel. "Ça fait du bien, c'est agréable", lance t-il, en prenant de préciser: "toujours avec les distances". Et si le covid n' est pas dans toutes les discussions, c'est que la clientèle, a l'image de Thierry, se sent rassurée avec les normes appliquées ici:

"Toutes les conditions semblent respectées, on n'est pas serrés, il y a de l'espace. Les croissants sont derrières, protégés. A priori, pas de problème" - Thierry

‎Tel un totem, une bouteille de gel hydro-alcoolique trône sur le comptoir. Tables espacées, plexiglas au dessus de l'espace Loto-PMU. Il y a des règles, bien-sur, mais pas de quoi impressionner le patron Fred: "Tout est mis à disposition pour que ça se passe au mieux. C'est largement jouable. On rentre d'un côté, on sort de l'autres. Il y a des vitres de plexi, des gels hydroalcooliques, tout ce qui faut". Mais à plus long terme? ""Je sais pas si au comptoir, ça sera gérable toute la journée: on verra bien, on ne va pas se prendre la tête avec tout ce qui s'est passé!". L'urgence, pour lui, c'est de remettre redémarrer... Avec les compteurs a zéro

 

Deux mois et demi d'arrêt: "Financièrement, c'est dur"

 

Reportage de Stéphane Burgatt dans le journal de 8h
"On est contents, on reprend nos habitudes ! On ne se serre plus la main, plus de bise, des mamours de loin: 'ça va? Ça va' !" - Serge
Derrière son comptoir, Fred remarque une affluence sous la moyenne de saison, mais il est soulagé. "Depuis le temps qu'on attend, enfin. Financièrement, c'est très dur alors on se pose pas de questions. On avance", explique le patron, qui compte maintenant sur le bon sens de ses clients pour respecter les règles.