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La patronne des Ecologistes Marine Tondelier annonce être enceinte

La patronne des Ecologistes, candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier, annonce être enceinte de trois mois, "un bébé miracle" après une fausse couche et un parcours de PMA infructueux, dit-elle dans une interview au magazine Elle publiée lundi.

Ludovic MARIN - AFP/Archives

La patronne des Ecologistes, candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier, annonce être enceinte de trois mois, "un bébé miracle" après une fausse couche et un parcours de PMA infructueux, dit-elle dans une interview au magazine Elle publiée lundi.

"Je traverse une période contrastée. Difficile sur le plan politique, mais très heureuse sur le plan personnel, puisque j’attends un enfant, une nouvelle qui me remplit de joie, même si elle m’a prise au dépourvu", a annoncé Mme Tondelier, déjà mère d'un garçon de sept ans.

"Une campagne enceinte, c'était sportif", confie la secrétaire nationale des Ecologistes, 39 ans, après les élections municipales. "C’est aussi un soulagement d’annoncer ma grossesse aujourd’hui. Depuis janvier, j’avais l’impression de mener une double vie".

La candidate des Ecologistes pour la primaire de la gauche a par la suite déclaré sur X: "Une campagne présidentielle enceinte, puis avec un nourrisson, ça n'est à ma connaissance pas beaucoup arrivé dans l'histoire politique française et même à l'étranger".

"Cela soulève forcément beaucoup de questions et s'annonce comme un défi, j'en ai conscience", a-t-elle ajouté.

Dans les pages du magazine Elle, la responsable politique a développé le long parcours qui a précédé cette grossesse.

Marine Tondelier le 11 mars 2026 à Paris

Marine Tondelier le 11 mars 2026 à Paris

Bertrand GUAY - AFP/Archives

Elle a confié être d'abord tombée enceinte une première fois, après avoir été élue secrétaire nationale des Verts en 2022, mais avoir "fait une fausse couche" au bout de quelques semaines.

"Je ne m’y attendais pas du tout et ça a été un moment très violent, dont je n’ai quasiment parlé à personne".

- "Semaines très difficiles" -

Quelques mois plus tard, elle et son conjoint sont entrés dans un parcours de procréation médicalement assistée.

"Nous avons, comme beaucoup, accumulé les échecs en PMA, et on nous a proposé la FIV. J’ai commencé le traitement dans la semaine suivant la dissolution de 2024 et je suis à nouveau tombée enceinte. Mais j’ai eu le choc d’apprendre à la première échographie que la grossesse n’irait pas au bout. J’ai vécu des semaines très difficiles".

Après plusieurs échecs, le couple a "fini par mettre le projet en pause. Et puis, quelques mois plus tard, je suis tombée enceinte (...). Un +bébé miracle+, comme on dit", a-t-elle confié.

"Quand j’ai fait mon échographie de datation, on m’a dit que la conception avait eu lieu le 25 décembre, ça ne s’invente pas ! [Rires.] Cela signifie qu’il y a de l’espoir pour toutes les personnes confrontées à l’échec, et je veux leur dire : vous n’êtes pas seules", a-t-elle lancé.

Interrogée sur ce qu'il faudrait améliorer en matière de PMA, Marine Tondelier s'est prononcée pour la possibilité d'analyser les embryons en amont de l'insémination, dans "un cadre bien défini", comme cela se fait "dans beaucoup d'autres pays européens". Une pratique interdite en France.

"Cela permettrait d’éviter une forme d’acharnement à implanter des embryons non viables", rappelant qu'une grande partie des cas d'infertilité est due à des anomalies de l’embryon, qui sont souvent chromosomiques. "C’est très courant, surtout avec l’âge. C’était vraisemblablement notre cas", a-t-elle confié.

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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