La CGT et Sud Rail veulent se mobiliser "jusqu'au retrait du pacte ferroviaire"

Lionnel Delaveau, conducteur de train et délégué syndical Sud Rail à Bordeaux, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

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Emmanuel Macron a promulgué la loi instaurant le pacte ferroviaire, contre lequel les cheminots protestent depuis trois mois. Alors que la grève perlée arrive à son dernier jour, la CGT et Sud Rail laissent planer la menace d'une poursuite de la grève pendant les vacances d'été.

Invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, Lionnel Delaveau, délégué syndical Sud Rail à Bordeaux, a assuré que les cheminots entendaient "continuer à se mobiliser".

"On a des personnes qui nous parlent de concurrence, d'externalisation, de privatisations, avec les conséquences que l'on connaît pour les travailleurs, c'est-à-dire une précarité", a-t-il expliqué.

Malgré la promulgation de la loi, il n'entend pas reculer avant d'obtenir "le retrait du pacte ferroviaire". Et pour lui, ce n'est pas les cheminots qu'il faudra blâmer si les départs en vacances des Français sont perturbés : "Ce ne sont pas les cheminots qui sont responsables du blocage de la France, mais bien Emmanuel Macron. On a un chef d'État qui impose, à travers des ordonnances, des amendements, des lois que les cheminots réfutent et ne veulent pas voir s'appliquer."

"On sait qu'à la rentrée, il va y avoir une réforme sur les retraites, a-t-il ajouté. On va demander aux Français de travailler plus, avec un système de retraites par points. Les lois promulguées sont contre les travailleurs, mais on fait toujours des cadeaux à ses copains bourgeois, ses copains patrons."

Écoutez l'interview de Lionnel Delaveau, invité du Grand Journal de 18h au micro de Véronique Jacquier