Jouets d'occasion : "On a un public de plus en plus large"

Et pourquoi pas des jouets de seconde main au pied du sapin ? Moins chers et plus écolos, les jouets d’occasion font un carton. Un geste pour la planète et des économies pour de nombreuses familles qui, avec la crise économique liée au Covid, doivent réduire leur budget.

Et pourquoi pas des jouets de seconde main au pied du sapin ? © AFP

Reportage à Marseille de Lionel Maillet pour Sud Radio

 

 

"Je préfère les acheter moins cher et en avoir plus que les payer cher et en avoir peu..."

Au milieu des poupées et des peluches, masque sur le nez, Myriam fait ses achats de Noël et ce n’est pas par hasard qu’elle est venue dans cette boutique Emmaüs : "j'ai deux petits et des neveux à qui faire des cadeaux confie-t-elle à Lionel Maillet. Je préfère venir ici qu'aller dans les grandes surfaces. On paye un robot 50 euros alors qu'ici, on peut l'avoir à 5 euros ! Les grands jouets 5 euros et les petits, 2 euros se réjouit-elle. Je préfère les acheter moins cher et en avoir plus que les payer cher et en avoir peu..."

Rien n’est cassé ou trop abîmé, tous ces jouets d’occasion sont des dons de particuliers et ils sont testés avant d’être mis en vente. "C'est une bonne chose pour ceux qui ne sont pas très riches reconnaît une mère de famille. Sans ça, il y en aurait beaucoup moins !"

 

"On parle trop d'achats de jouets, les enfants sont trop gâtés !"

Jauge sanitaire oblige, on fait la queue devant ce magasin Emmaüs du 4ème arrondissement de Marseille spécialement consacré aux enfants. "On a un public de plus en plus large explique une bénévole. On a des familles, bien-entendu aussi des familles monoparentales, des personnes âgées et de plus en plus de salariés. Ce qui va permettre d'améliorer un peu le quotidien de ces familles-là".

 

 

"On parle trop d'achats de jouets, les enfants sont trop gâtés ! estime une autre bénévole. Mais il faut quand même les gâter un peu et c'est choquant parce que certaines personnes ne peuvent pas. On est solidaires des gens qui ne s'en sortent pas !" affirme-t-elle.

6 jeux de société pour 25 euros c’est déjà beaucoup dans le tout petit budget de Nathalie, mais cette grand-mère ne veut surtout pas sacrifier Noël : "les enfants voient d'autres enfants qui ont des cadeaux et s'ils n'en ont pas, ça leur fait de la peine. Ça nous fait plaisir à nous aussi de leur faire plaisir !" souligne-t-elle.

À Marseille, où un enfant sur quatre vit en-dessous du seuil de pauvreté, ces jouets de seconde main vont faire de nombreux heureux.

 

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