Jacques Myard : "Pour moi, la politique doit être une ligne droite"

L’ancien diplomate, membre honoraire du Parlement et Maire de Maisons-Laffitte, Jacques Myard, était l’invité d’André Bercoff le 16 juin 2021 sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h,"Bercoff dans tous ses états" pour parler de son livre L'art de la politique : trancher le noeud gordien aux Éditions L’harmattan.

Jacques Myard, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Jacques Myard, ancien diplomate et auteur du livre L'art de la politique : trancher le noeud gordien, est revenu au micro d’André Bercoff sur l’incohérence de la politique actuelle.

Jacques Myard : "Cette cohérence pour moi, c’est la force même du politique"

Quand on parle de politique avec Jacques Myard, ce dernier en a une vision claire. "La politique doit être une ligne droite, c’est-à-dire que ceux qui la font doivent être cohérents et défendre une politique claire" explique l’ancien diplomate. Ainsi, la cohérence est le maître mot d’une politique qui inspire confiance aux citoyens. "Le politique doit bâtir un projet, avoir de fermes convictions dans la tête, il doit avoir une optique et il doit s’y tenir" martèle Jacques Myard. 

Une vision de la politique qui n’est pas suivie aujourd’hui, comme le regrette Jacques Myard : "Or ce que je constate aujourd’hui dans la politique de ce gouvernement mais aussi chez certains adversaires, c’est l’incohérence dans l’attitude politique. Les Français ne peuvent pas faire confiance à des gens qui changent sans cesse et qui sont des godilles."

"Cette méfiance, cette hostilité aux politiques est grande"

Cette incohérence de la politique conduit donc les Français à se méfier de ceux qui la font. "Cette méfiance, cette hostilité aux politiques est grande. Et ils ne sont parfois battus que par les journalistes" explique Jacques Myard qui ajoute : "Ça tient au fait qu’à un moment, il y a des politiques qui sont arrivés au pouvoir et qui ont fait une politique à 180 degrés. C’est ce qui se passe avec l’actuel gouvernement, qui fait un perpétuel tête-à-queue."

Une tendance fortement entamée en 2007 avec la signature du Traité de Lisbonne, qui a été vécu "comme un déni de démocratie par les Français". Depuis, la méfiance s’est amplifiée "Je suis convaincu que l’actuel président de la République et son gouvernement ont perdu toute crédibilité avec sa politique en perpétuel changement" confit Jacques Myard. 

 

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