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Grenoble : "il ne peut pas y avoir un autre Adrien Perez sur le trottoir"

Par La Rédaction

Quelques semaines après le meurtre d'Adrien Perez, un jeune homme de 26 ans poignardé à mort à la sortie d'une boîte de nuit, la sonnette d'alarme est tirée à Grenoble où la criminalité explose tous les records. Denis Dreyfus, l'avocat de la famille Perez, était sur Sud Radio. 

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C’est un drame qui s’est déroulé il y a de cela quelques semaines. Le dimanche 29 juillet, Adrien Perez, jeune homme de 26 ans, est tué de plusieurs coups de couteau alors qu’il intervenait pour aider ses amis qui se faisaient agresser. Le meurtre s’est déroulé à la sortie d’une boîte de nuit de Meylan, près de Grenoble, où Adrien fêtait son anniversaire.

Les trois agresseurs ont rapidement été retrouvés et mis en examen pour meurtre, tentative de meurtre et violence en réunion avec une arme. Parmi les trois, deux d’entre eux sont des frères âgés respectivement de 19 et 20 ans. Le troisième individu a quant à lui été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Le parquet de Grenoble avait fait appel de cette décision mais la cour d’appel vient de maintenir son choix. "C’est un choc pour la famille" a déclaré l’avocat de la famille Perez, Denis Dreyfus, "cette décision de la cour d’appel leur a paru prématurée au vu de la date du meurtre de leur fils qui ne date que de quelques jours".

Outre l’atrocité du drame, le meurtre a permis de mettre en lumière, de nombreux problèmes de l’agglomération grenobloise. La ville possède en effet un taux de criminalité record pour 155 000 habitants. Pour Denis Dreyfus, il est urgent de changer les choses dans cette ville : "Lors de la marche blanche organisée pour Adrien, j’ai été frappé par le ras-le-bol de la majorité silencieuse. Si des décisions ne sont pas prises, je crains que cette majorité bascule. Attention à ce que notre société ne se réveille pas un jour avec d’autres douleurs qui s’exprimeront par la violence".

Un avertissement qui fait écho aux nombreuses plaintes des forces de l’ordre actuellement en sous-effectif. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, est attendu à Grenoble pour tenter de résoudre les problèmes qui rongent et gangrènent la ville. Même si "la question n’est plus politique" pour l’avocat, il n’en demeure pas moins selon lui qu’il y a urgence : "C’est malheureux qu’il faille un drame supplémentaire pour que les choses changent. Mais il ne peut pas y avoir un autre Adrien sur le trottoir".

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