Gilets Jaunes : une première Assemblée Générale à Toulouse

En attendant de connaître le détail des annonces d'Emmanuel Macron, le mouvement des Gilets Jaunes est encore très difficile à cerner. Pas de chef, pas de porte-parole. À Toulouse pourtant, la toute première Assemblée Générale s'est tenue dimanche soir pour organiser le mouvement en France. Christine Bouillot de Sud Radio était sur place. 

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"La question c'est de se structurer"

"Ça s'appelle de la démocratie !" C'est avec les moyens du bord, sur le parking d'une ancienne discothèque, que les Gilets Jaunes toulousains ont tenu dimanche 9 décembre leur première Assemblée Générale.

Avant d'en arriver au vote, il était possible de s'exprimer chacun son tour. Ce Gilet Jaune, sans emploi, est spécialement venu du Gers voisin : "Je suis venu, comme tout individu était invité à le faire via les réseaux sociaux, puisque c'est comme ça que ça marche aujourd'hui. La question c'est de se structurer".

"il y a beaucoup de divisions, de gens qui tentent d'être calife à la place du calife" 

Un retraité artisan veut quant à lui mettre de l'ordre dans le mouvement : "Toutes les étapes ont été importantes. Depuis le 17 novembre jusqu'à aujourd'hui, tout a été important. À présent, il ne faut pas faire n'importe quoi dans un désordre de bataille. Il faut accepter d'avoir des porte-paroles, toujours les mêmes parce qu'ils se feront reconnaître, apprécier et accepter par les pouvoirs politiques quels qu'ils soient. Comme l'a dit Alain Juppé : structurez-vous, organisez-vous !"

Cette première AG en France avait été initiée par ce chauffeur de taxi : "On voit qu'il y a beaucoup de divisions, de gens qui tentent d'être calife à la place du calife et qui en définitive, ne portent pas la réelle parole démocratique".

Une prochaine AG est dores et déjà prévue pour finaliser les revendications des Gilets Jaunes toulousains.

 

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