Florian Philippot : "quand nous ferons le Frexit, nous aurons de l’expérience"

Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes et candidat aux élections municipales de Forbach, estime que l'Union européenne est la première responsable du délai du Brexit, qu'un Frexit peut se faire dans des délais réduits, et que le voile doit être interdit lors de sorties scolaires.

Florian Philippot, interviewé par Philippe David sur Sud Radio, à 8h10, dans "C'est à la une".

Florian Philippot était l'invité de Philippe David le 31 octobre 2019 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"La première responsable du retard du Brexit est l’Union européenne elle-même"

Interrogé sur le nouveau report du Brexit, jusqu’au 31 janvier 2019, Florian Philippot a répondu : "je regrette que ça ait duré aussi longtemps. Je pense que la première responsable est l’Union européenne elle-même, qui a tout fait pour que le Royaume-Uni change d’avis, revote ou soit bloquée. Parce que l’Union européenne a la trouille que ça se passe bien. Et ça va bien se passer. On a une démonstration grandeur nature qu’on est plus heureux hors de l’Union européenne que dans l’Union européenne.

Les parlementaires britanniques se sont aussi mal comportés que les parlementaires français lorsqu’ils avaient fait passer la Constitution européenne, rebaptisée Traité de Lisbonne, contre l’avis d’un référendum.

"La sortie de l’Union européenne, c’est votre vie quotidienne"

"Je suis convaincu que les mêmes causes (en l’occurrence, la soumission à l’Union européenne) produisent les mêmes effets, à savoir la trahison du peuple. J’en tire deux conclusions : quand nous ferons notre propre Frexit, nous aurons de l’expérience. Et il n’est peut-être pas nécessaire de passer par l’article 50, on peut peut-être sortir par un acte de souveraineté très rapidement. Il faut privilégier la démocratie directe, car on ne peut pas faire confiance aux parlementaires, qui sont soumis à toutes les influences. Il faut des référendums.

La sortie de l’Union européenne, c’est votre vie quotidienne, que ce soit sur les questions migratoires, sur votre salaire, vos services publics, sur notre capacité ou pas de se protéger des pesticides, de faire vivre l’agriculture locale. Quand vous votez, voulez-vous que votre vote ait un sens ? Ou est-ce qu’on vote pour des gens qui de toute façon appliquent des directives européennes qui les dépassent ?

Tout ce qu’Emmanuel Macron dit, rien n’est applicable dans le cadre de l’Union européenne. Pour réguler l’immigration, il faut des frontières nationales. Or, dans le cadre de l’Union européenne c’est impossible. Le regroupement familial aussi, c’est dans le marbre des traités européens", a déclaré Floran Philippot.

"Mes compatriotes ne sont pas mes ennemis"

S’agissant des propos d’Emmanuel Macron, qui dans une interview aux Valeurs Actuelles a qualifié le Rassemblement national de péril, Florian Philippot a déclaré : "je ne dirais jamais qu’un parti politique, quel qu’il soit, du moment qu’il concourt à la vie démocratique et républicaine de mon pays, est un péril. Je peux combattre leur politique, proposer un autre projet aux Français, mais il n’y a pas d’ennemis pour moi. Mes compatriotes ne sont pas mes ennemis. Je crois qu’on est face à une confusion grave".

"Je suis pour une interdiction du voile à l’université depuis longtemps"

Interrogé sur l’interdiction prochaine du voile pour les mamans accompagnatrices lors de sorties scolaires, Florian Philippot a dit être tout à fait favorable : "quand vous êtes dans une sortie scolaire, vous êtes sur le temps scolaire. L’école, ce n’est pas entre quatre murs. Et cela n’est pas suffisant, je suis pour une interdiction à l’université depuis longtemps. Vous pouvez interdire tous les voiles du monde. Tant que vous continuerez avec les flux d’immigration qui charrient avec eux une bonne part d’islam politique, vous n’aurez rien réglé".

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