Exclusif Sud Radio - Deux tiers des Français ne veulent plus du masque en extérieur

65 % des Français veulent faire tomber le masque dès lors qu'ils sortent prendre l'air, eux qui sont invités depuis peu à "sortir" après avoir été confinés. L'intérêt scientifique semble discutable, du moins largement discuté, et cette étude Ifop-Fiducial pour Sud Radio atteste d'une prise de conscience à ce sujet. Par ailleurs, la moitié des Français ont confiance en l'exécutif pour mener à bien le déconfinement.

Après la pénurie de masques en mars dernier, le masque s'est invité jusque dans nos rues, l'été dernier. Pour encore longtemps ? (Photo de Ludovic Marin / AFP)

Le 21 mai, lors d'un déplacement présidentiel dans l'Aube, Emmanuel Macron se donnait un mois avant de retirer le tissu : "Jusqu'à la fin du mois de mai, il faut garder le masque", disait-il. Même si de nombreux épidémiologistes s'accordent à dire que les contaminations en extérieur sont extrêmement rares - des méta-analyses américaines les estiment à "moins de 10 % de la totalité des cas".

Ce pourquoi, les beaux jours arrivant, la question du retrait du masque en extérieur vient inéluctablement s'inviter dans le débat. Une enquête de l'Ifop-Fiducial pour Sud Radio, en exclusivité, montre un ras-le-bol des Français sur ce sujet en particulier. Contre-productif le masque en plein air ?

65 % des sondés se disent favorables à la supression du port du masque en plein air, soit deux tiers des Français. Forcément, les personnes âgées étant plus exposés au risque épidémique, ce chiffre descend à 53 % chez les retraités tandis qu'il grimpe à 76 % pour les moins de 35 ans. Seul un Français sur dix souhaite "absolument" que cette contrainte quotidienne persiste.

 

Les Français partagés à l'heure de faire confiance en l'exécutif pour une bonne gestion de ce déconfinement

Autre aspect intéressant de notre balise Ifop, les Français sont partagés en deux blocs quant à la confiance accordée à l'exécutif pour la sortie de crise. 52 % des sondés ne font pas confiance au gouvernement pour mener à bien ce déconfinement. C'est exactement le même chiffre qu'un an auparavant, le 26 mai 2020, au lendemain du premier confinement.

* Enquête menée sur un échantillon de 1011 personnes par la méthode des quotas, sur la base d'un questionnaire auto-administré en ligne, du 1er au 2 juin 2021.