Européennes : y a-t-il trop de listes ?

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Trop de listes pour les prochaines élections européennes.

Y a-t-il trop de listes pour l’élection européenne du 26 mai ? C’est la question du jour Véronique Jacquier dans "Info vérité" sur Sud Radio le 6 mai. Avec pour invités :
- Robert de Prévoisin, tête de la liste « Une France royale au cœur de l’Europe » ;
- Audric Alexandre, tête de liste PACE (pour Parti des Citoyens Européens) ;
- Sophie Caillaud, tête de liste « Allons Enfants » ;
- Bernard Mareschal (« maréchal »), membre du collectif Carton Jaune ;
- Christophe Chalençon, tête de liste Évolution Citoyenne ;
- Lionel Chambrot, candidat sur la liste Décroissance 2019.

Info Vérité est diffusée tous les jours à 7h10 et 9h15 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Pas moins de 33 listes ont été déposées pour les prochaines élections européennes. "C’est un record, souligne Véronique Jacquier… Rappelons que le scrutin est national, à un tour".

Une quinzaine de listes difficiles à repérer

Dans la même configuration, en 1999, 20 listes avaient été déposées. Sur les 33 listes de ce scrutin, la moitié émane de partis traditionnels, identifiables sur l’échiquier politique, de La République en Marche en passant par le Rassemblement national, les écologistes, les partis de gauche divisés donc nombreux, sans oublier les Républicains et Lutte Ouvrière.

"Cela signifie qu’il y a quand même plus d’une quinzaine de listes difficiles à repérer quant aux enjeux et à la couleur politique", décrypte Véronique Jacquier. Certaines étaient déjà en lice en 2014. Le parti Pirate qui existe dans d’autres pays de l’Union, le Parti Animaliste… Mais on trouve également des petits nouveaux dont les ambitions européennes interpellent : Une France royale au cœur de l’Europe, défendue par des royalistes, et Démocratie Représentative née à Aulnay-sous-Bois et qui veut lutter contre les discriminations. Toutes ces listes ont réussi le parcours du combattant : trouver 79 hommes et femmes pour figurer sur la liste, ainsi qu’un financement ou une caution. Leur campagne se fera sur les réseaux sociaux et le bulletin de vote sera à imprimer sur Internet, à la maison.

Un scrutin faussé par la multiplication ?

Trois listes Gilets Jaunes ont aussi franchi les obstacles. Avec les risques que cela suppose : en dessous de 3% des suffrages, les frais de campagne ne sont pas remboursés. "On voit que c’est difficile de faire une liste, estime Véronique Jacquier. Qu’est-ce qui fait donc courir les petites ? Est-ce que ça ne rabaisse pas le niveau qu’elles soient si nombreuses ? Non ! C’est le jeu de la démocratie. Trois listes Gilets Jaunes, ce n’est évidemment pas la solution pour une percée Gilets Jaunes aux Européennes".

Pour autant, la multiplication des listes fausse-t-elle les résultats du scrutin ? Non, car les petites listes font souvent des scores très faibles. Ainsi, en 2014, alors que les circonscriptions étaient régionales, on comptait huit super régions et 193 listes. Plus d’une vingtaine ont fait moins de 500 voix. "Ce qui fait courir les petites listes ? L’occasion d’exister sur la scène politique nationale, estime Véronique Jacquier. C’est plus facile avec les réseaux sociaux désormais, et c’est plus facile que de se présenter à l’élection présidentielle, où il faut le parrainage d’élus". Par ailleurs, la multiplication des listes témoigne de l’éclatement du paysage politique, de la méfiance accordée aux partis traditionnels. "Les 33 listes sont le baromètre de notre vie démocratique. Dommage, cependant, que les petites n’aient pas d’effet miracle sur la participation. Le 26 mai, malgré les choix qui s’offrent à eux, seuls quatre français sur dix comptent aller voter…"
 

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