Epreuve d'histoire au bac : "La simple façon de nommer les événements est un parti pris"

Le Proche et Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la seconde guerre mondiale. C'était l'un des sujets au choix pour les lycéens des filières L et ES qui passaient l'épreuve d'Histoire mardi 18 juin. Un sujet hautement inflammable, qui fait écho avec les tourments géopolitiques de la région riche en pétrole, agitée par des conflits depuis plus de 60 ans, et  théâtre de guerres perpétuelles, comme actuellement au Yémen et ces dernières années en Syrie. Pour les lycéens qui avaient déjà un avis sur la question, tout l'enjeu était de rester neutres dans la copie. Mathilde Jullien de Sud radio est allée à leur rencontre.

 

 

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"C'est un sujet sensible, on a tous des positions différentes sur le sujet"

Devant le lycée Joliot-Curie à Nanterre, un petit groupe a le sourire aux lèvres. Soulagés, ils viennent de passer l'épreuve d'Histoire. Soukaïna est la seule à avoir choisi la dissertation sur le Moyen-Orient : "j'étais heureuse, c'étaient les deux sujets sur lesquels je voulais tomber, surtout Proche et Moyen-Orient".

Un sujet qu'elle connaît et sur lequel elle a déjà une opinion : "quand l'Angleterre a décidé de donner une partie de la Palestine aux rescapés de la Shoah, ça a causé plein de conflits. C'est un sujet sensible, on a tous des positions différentes sur le sujet, dans ma copie ça peut ressortir que je ne suis pas spécialement pour l'Israël donc ça peut me causer du tort. Mais je n'ai pas tout rejeté sur le dos d'Israël".

"La simple façon de nommer les événements est un parti pris"

Rester neutre et ne pas tomber dans l'opposition entre Israël et Palestine, c'était l'une des difficulté de cette épreuve. Pour Guillaume Jaoul, professeur d'Histoire-Géo en Alsace, "c'est un sujet qui les intéresse, vu que l'actualité, malheureusement, le ramène toutes les semaines. Selon les endroits, les élèves sont plus ou moins sensibles à la situation au Proche et Moyen-Orient. Le pétrole, la religion, l'intervention des grandes puissances, ce n'est pas la chose la plus facile ! La simple façon de nommer les événements est un parti pris".

Les copies sont désormais entre les mains des académies. Sur internet on trouve déjà des exemples de corrections et, pour les résultats officiels, rendez-vous le 5 juillet.

 

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