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Dimitri Casali : "On n'a plus l'impression que les nouveaux immigrés veulent servir la France"

Par La Rédaction

L'historien Dimitri Casali, auteur de "Ce que la France doit aux Français venus d'ailleurs" (éditions First), était l’invité d’André Bercoff, lundi 7 décembre sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Dimitri Casali invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Servir la France

La France a longtemps pu compter sur la richesse apportée par de nouveaux arrivants. Un constat incontestable qui permet de montrer aux nouveaux venus d'aujourd'hui, "que l'intégration à la française a fonctionné pendant plus de 150 ans". Après ce long siècle de réussite, Dimitri Casali encourt à s'interroger "sur le pourquoi cela ne fonctionne plus aujourd'hui".

La culture française "était une culture intégratrice", précise l'historien qui voit dans les nouveaux arrivants d'antan des personnes qui devenaient Françaises "par leur formation intellectuelle, leur éducation et leur volonté de servir la France". Une manière de se dire : "elle m'a donné beaucoup de choses, je vais le lui rendre". "Aujourd'hui on n'a plus l'impression que les nouveaux immigrés veulent servir la France", déplore l'essayiste.

"C'est avant tout une histoire de volonté"

Dimitri Casali prend l'exemple de Marc Chagall, né en Russie et devenu Français. "Au Louvre, devant les toiles de Manet et Monet, il disait avoir oublié ses racines russes pour épouser pleinement la France", rapporte-t-il, fasciné par cette aptitude du peintre. "Ce qui est magique avec ces grands personnages, c'est qu'ils vont souffrir du racisme, de l'antisémitisme, mais qu'en fin de compte, c'est leur amour pour la France qui va l'emporter sur ces souffrances", souligne l'historien.

Être Français s'affirmait par le mérite à cette époque. "C'est avant tout une histoire de volonté", note Dimitri Casali qui affirme que pour devenir Français, "il faut le vouloir, comprendre ce qu'est l'identité française et l'épouser à force de volonté et de mérites". Mais cela ne serait pas suffisant, si la langue n'était pas complètement maîtrisée. "Malheureusement, dans les banlieues, on ne parle plus qu'un français de troisième zone", déplore-t-il. Reste plus qu'à "comprendre la liberté d'expression, la laïcité, les Lumières et l'égalité" et chacun pourra devenir pleinement français.

 

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

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