Didier Raoult : "en France on donne n'importe quel antiviral, sans qu'il y ait la moindre justification ou la moindre étude"

Pour traiter les malades du coronavirus Covid-19, les autorités sanitaires chinoises recommandent désormais l'usage de la chloroquine.

Didier Raoult, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, à 8h10, dans "C'est à la une".

Un médicament contre le coronavirus aurait-il été trouvé ? Pour en parler, Didier Raoult, directeur de l’Institut Méditerranée infection à Marseille, a été l'invité de Patrick Roger le 27 février 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"Personne dans le monde ne connaît l’usage de la chloroquine pour des maladies infectieuses"

"Nous avons une déclaration officielle du gouvernement chinois qui dit : en Chine, il faut traiter les malades du coronavirus avec la chloroquine. Ils ont une opinion sur un médicament qu’ils ne connaissent probablement pas très bien. Tout cela n’est pas raisonnable.

Personne dans le monde ne connaît l’usage de la chloroquine pour des maladies infectieuses parce que ce médicament a été utilisé pour des maladies bactériennes. Les microbes qui vivent dans les cellules, que ce soit des bactéries ou des virus, sont soumis à des acidifications pour pouvoir soit se détacher, soit se multiplier. Et la chloroquine change cette acidification", a déclaré Didier Raoult.

Chloroquine : une discussion avec le ministère de la Santé est en cours

"C’est le quatrième virus qui circule qui a été évalué in vitro avec la chloroquine. Vingt études comparatives sont en cours en Chine en ce moment. Ils ont évalué une molécule en laboratoire, ont évalué cette molécule par vingt études en cours, et donnent des recommandations internationales… franchement, je ne vois pas pourquoi je ne les écouterais pas. En France on donne n’importe quel antiviral, sans qu’il y ait la moindre justification ou la moindre étude, et les gens ne se posent pas de questions. On est en train de discuter avec le ministère pour mettre au point un protocole.

Dans les médias, c’est comme dans les bistrots : les gens ont une opinion sur tout. Vous savez, les plateaux de télévision ont remplacé les bars. Ça ne m’ennuie pas que les gens aient une opinion là-dessus", a poursuivi Didier Raoult.

 

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