Des parents réclament la fin du port du masque obligatoire pour les enfants

Ils ne veulent plus que les enfants portent le masque, et lancent une procédure devant le Conseil d'Etat. À travers toute la France, plusieurs collectifs de parents s’élèvent contre le port du masque obligatoire à l’école pour les enfants de 6 à 11 ans. Ils estiment que les plus jeunes ne sont pas contagieux et qu’ils souffrent énormément de cette mesure.

Une manifestation à Toulouse contre le masque obligatoire pour les enfants, en novembre dernier (Fred SCHEIBER / AFP)
Reportage Sud Radio de Lionel Maillet

 

Depuis que son fils porte le masque toute la journée à l’école, Nadège a remarqué qu’il s’est mis à avoir des tics en clignant des yeux. Mais ce qui inquiète le plus cette maman, c’est ce que le petit garçon de 6 ans a confié au médecin de famille:

"Il s'est senti en confiance, il lui a ouvert son cœur, et il lui a avoué qu'il se cachait pour respirer aux toilettes. Et il lui a avoué qu'il respirait aussi sous la table. Donc il se met un peu à l'écart, il enlève son masque, il respire, il prend des petites bouffées et il remet son masque. Je me pose énormément de questions sur les effets négatifs".

 

Un cas qui serait loin d’être isolé, selon Christelle Comet qui recense des témoignages dans toute la France avec le réseau des collectifs Enfance et Liberté. "On a des pédiatres, des neuropsys, des psychologues, des orthophonistes qui tirent la sonnette d'alarme depuis des mois. Le dénominateur commun, c'est des troubles du comportement. Il y a même aussi, dans pas mal d'écoles, des cas d'endormissement, des vingtaines d'enfants qui s'endorment dans les cours de récréation ou même en classe." Faute d’être entendus par les autorités, ces parents se tournent vers le Conseil d’Etat. Un recours sera déposé samedi contre le port du masque à l’école pour les enfants de 6 à 11 ans. "Pourquoi on irait dire que nos enfants ne vont pas bien si ça n'était pas vrai: on demande simplement qu'il y ait une analyse qui soit faite, et que nous et nos parents soient entendus !" Ces parents d’élèves ont aussi prévu de manifester samedi dans plusieurs villes comme à Toulouse et Marseille.

 

"On a des milliers de témoignages qui nous disent: mon enfant ne va pas bien, il est en dépression. Être en dépression à six ans, c'est juste inentendable. Le dénominateur commun, c'est les troubles du comportement." - Christelle Comet du réseau de collectifs Enfance et Liberté