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Des femmes catholiques dénoncent une Eglise qui se rigidifie et "tombe en ruine"

Sept paroissiennes de Toulouse viennent de lancer une pétition pour dénoncer une Eglise repliée sur elle même, et qui "tombe en ruine". En plus des scandales de pédophilie ou d'agression sexuelle envers des religieuses, ces fidèles dénoncent aussi des méthodes autoritaires, d’abus de pouvoir, voire de harcèlement contre ceux qui souhaitent ouvrir l'Eglise aux jeunes et femmes.  En seulement deux semaines, cette pétition a déjà recueilli plus de 500 signatures.

Reportage Sud Radio de Christine Bouillot

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Ces critiques ne sont pas tombées du ciel. Ces paroissiennes les ont d'abord envoyées dans un rapport de 120 pages aux plus hautes instances de l'Eglise. Mais faute de réponse, elles ont décidé d’alerter l’opinion. Annie Dreuille, 78 ans, ancienne travailleuse sociale à l'aide aux chômeurs ne veut plus se taire: "On a décidé maintenant de dire stop ! Il faut réagir et rompre le silence. C'est le but de cette lettre ouverte mise en ligne sur Facebook*. Et comme on est sur les réseaux sociaux malgré nos âges, c'est vrai qu'on est étonnées des retours de gens. Comme nous, ils ne se reconnaissent plus dans cette Eglise." 

https://www.facebook.com/duneufdansleglise.appeldessept

Peu de place pour les femmes

Ces paroissiennes ne se reconnaissent plus dans cette église où la parole n‘est plus libre, où les sujets de sociétés comme la place des femmes, des jeunes, des divorcés ont été laissés de coté pour des pratiques plus rigides , voire trop rigides selon Véronique Billard, l'une des signataires de cette lettre ouverte: "les femmes ont de moins en moins de places dans les postes à responsabilité, les enfants de chœurs filles ne sont plus admis à monter dans le chœur. Les laïques sont mis en général au second plan, ou inscrit comme exécutants d'une parole qui est délégué en verticale, c'est à dire du haut vers le bas".

Le vicaire général de Toulouse déplore cette polémique, même s’il reconnaît qu’un mouvement identitaire peut exister par endroits. Ces paroissiennes demandent  l'ouverture d'un vrai débat et d'un lieu dédié à cela. Avant de rendre public leur malaise, ces femmes s’étaient adressées notamment à la Conférence des évêques de France et au nonce apostolique il y a plusieurs mois. Elles n’ont reçu aucune réponse officielle.

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