Covid-19 : "Les gens ont une vie sociale aussi dans les départements ruraux !"

Quelques signes encourageants à l’échelle nationale avec une légère baisse des contaminations depuis le début de la semaine. Mais certains départements n'enregistrent aucun signe d'amélioration sur le front du Covid. C’est le cas des Hautes-Pyrénées, qui présentent le taux d'incidence le plus élevé de tout le quart sud-ouest de la France selon les chiffres annoncés mardi par l’ARS-Occitanie. Toujours selon l’ARS, les zones plus rurales sont désormais touchées au même niveau que les métropoles. Comment l’expliquer ?

Certains départements n'enregistrent aucun signe d'amélioration sur le front du Covid. © AFP

Reportage de Thomas Rossi pour Sud Radio

 

"Le test étant gratuit, les gens viennent beaucoup se faire tester"

À Lannemezan, une commune de moins de 6.000 habitants au pied des Pyrénées, les laboratoires croulent sous les demandes de tests Covid. "Les gens, étant très inquiets, se considèrent souvent comme cas contacts alors qu'ils ne le sont pas forcément, explique Audrey Brignoli, biologiste. Le test étant gratuit, les gens viennent beaucoup se faire tester", ajoute-t-elle.

Si les Hautes-Pyrénées avaient été relativement épargnées par la première vague, la deuxième en revanche les frappe de plein fouet. Le département compte un taux d'incidence bien supérieur à la moyenne nationale, avec 518 cas pour 100.000 habitants, contre 429 en moyenne en France. "Si la moyenne nationale a réussi à fléchir avant nous, c'est le décalage qu'il y a eu entre le premier couvre-feu mis en place dans certaines agglomérations et nous qui l'avons mis en place avec une bonne semaine de décalage", estime Rodrigue Furcy, le préfet des Hautes-Pyrénées.

 

"Les gens ont une vie sociale aussi dans les départements ruraux !"

Pour l'heure, tous les voyants restent au rouge. Le virus semble toujours circuler dans ce département à majorité rurale et de montagne. Comment l'expliquer ? Pour ce généraliste de La Barthe-de-Neste, une commune de 1.200 habitants, la réponse est simple : "les gens ont une vie sociale aussi dans les départements ruraux ! Les gens sont en contact les uns avec les autres".

Ce généraliste voit passer tous les jours dans cette petite commune des cas de Covid, "entre 2 et 3 par jour. On fait le test, on les arrête, c'est tout ! Il n'y a pas lieu d'aller à l'hôpital s'il n'y a pas de complications, tient-il à souligner. Pour lui, il faut peut-être remettre le médecin généraliste au centre du dispositif, car c'est nous qui en voyons le plus des Covid ! Le généraliste permet de faire le tri entre ceux qui nécessitent une hospitalisation et ceux qui ne le nécessitent pas".

Avec 9 décès en une semaine et des hôpitaux sous tension, tous les professionnels scrutent avec attention et impatience les premiers signes d'amélioration.

 

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