Coronavirus : une pétition pour sauver les restaurants

David Migueltorena, restaurateur à Bayonne, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 19 Mars. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Les restaurateurs qui ont dû fermer leurs portes pour une période de quinze jours demandent la déclaration de catastrophe naturelle sanitaire.

 

Les restaurateurs dans le flou le plus complet

C'est pourquoi le chef Stéphane Jégo, de l’Ami Jean (Paris 7e), vient de lancer une pétition appelant à sauver restaurants et producteurs. Elle demande au gouvernement de décréter l’état de catastrophe naturelle sanitaire afin que les assurances indemnisent les restaurateurs et commerçants : "Amis commerçants, confrères, éleveurs, producteurs, tout acteur, comme vous tous, samedi à minuit, j’ai dû fermer mon restaurant, à Paris. Et je ne sais pas pour combien de temps. Ce temps-là, utilisons-le pour organiser et garantir la réouverture de nos établissements. La seule issue à cette crise économique, qui s’annonce fatale pour nombre d’entre nous : pousser le gouvernement à décréter l’état de catastrophe naturelle sanitaire afin que les assurances nous indemnisent."

"Pour le moment, nous sommes dans le flou le plus complet, confie David Migueltorena, à la tête du Kapito Café, sur les quais du petit Bayonne, qui a également signé cette pétition. Pour nous, l’annonce du Premier Ministre a été d’une violence terrible. Annoncer à 20 heures que l’on doit fermer à minuit ! Le manque à gagner derrière est très important pour les entreprises."

Prendre en charge la perte d'exploitation

Il faut dire que cette pétition "Sauvons nos restaurants et producteurs !" a reçu plus de 7000 signatures en 24 heures. Elle lance un "appel à un collectif pour la sauvegarde des commerces de France" à Emmanuel Macron, Bruno Le Maire, Muriel Pénicaud, Gérald Darmanin et Didier Guillaume. Lui aussi a signé la pétition afin de pousser le gouvernement à déclarer l’état de catastrophe naturelle sanitaire.

"Le G7, les inondations, le coronoavirus… Tout cela est très difficile à gérer d’un point de vue personnel comme pour l’entreprise", rappelle le restaurateur Bayonnais. Comment s’organiser ? Faudrait-il un décret ? "Il faudrait prendre en compte le manque à gagner. Les assureurs ne veulent pas le faire pour la perte d’exploitation durant cette période, ce qui va nous mettre en très grande difficulté. Au niveau de la mairie, également, il faudrait qu’il y ait des possibilités pour aider tous les commerces Bayonnais." Avait-il des stocks ? "Nous n’en avions pas trop, car l’activité avait déjà baissé depuis le début de la pandémie. Nous avons pu le gérer à notre niveau."

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