Confinement : que faire des milliers de sans-abri en France ?

Depuis l'entrée en vigueur du confinement, se pose cette question : que faire des milliers de sans-abri en France ? Eux sont sans aucun doute les plus vulnérables dans cette crise. Et pendant que certains ont encore du mal à rester chez eux, pour les sans abris, difficile de trouver un refuge. Les structures d’accueils souvent gérées par des associations, ont fermé faute de bénévoles. De plus, il faut aussi trouver des bénévoles pour leur venir en aide.

Confinement : que faire des SDF et personnes fragiles ? © AFP

Reportage de Christine Bouillot de Sud Radio

 

Sans-abri : "D'une façon générale, ils n'ont plus personne qui vient les voir"

Mettre une amende de 135 euros à quelqu'un qui dort à la rue, lui demander de rentrer chez lui n'a aucun sens explique une bénévole d'une association caritative de Toulouse qui sert des repas aux SDF à Christine Bouillot. Son association, en majorité composée de personnes âgées, a vu partir ses membres en confinement. Toutes les associations ont besoin de bénévoles, comme les Restos du Coeur, qui a dû revoir intégralement son mode de distribution. "Il y a aussi le fait que certaines personnes dans la rue vivent en faisant la manche, qui ne se fait plus du tout ces jours-ci malheureusement souligne Philippe Meynadier, administrateur des Restos du Coeur. D'une façon générale, elles n'ont plus personne qui vient les voir" ajoute-t-il.

 

"Il y a plein de gens qui passent au travers des mailles du filet"

L'urgence est aussi d'ouvrir des accueils, de jour et de nuit. Pour Sandrine Mörch, députée La République en Marche de Haute-Garonne, les plus faibles ne doivent pas être encore les plus exposés. "Quid des mineurs non-accompagnés en ce moment ? interroge-t-elle. Qui va les aider dans leurs squats ? Il y a plein de gens qui passent au travers des mailles du filet" rappelle-t-elle.

Dans l'urgence, 350 places ont pu être ouvertes à Toulouse mercredi 18 mars, dans une ville où près de 5.000 personnes dorment à la rue.

Dans cette crise, ce sont souvent les "petits métiers" qui sont les plus exposés. Livreurs, caissiers, femmes de ménages dans les hôpitaux, sans parler des aides soignantes. Si le Ministre Darmanin n'a pas voulu répondre à cette revalorisation des salaires, ce n'est pas du tout l'avis de Sandrine Mörch, qui lance même un appel à ses collègues.

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