Comment guérir quand la médecine ne le permet pas ?

Comment guérir quand la médecine ne le permet pas ?
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Maladie de Charcot, de Parkinson, sclérose en plaques, Alzheimer… Lorsque la médecine conventionnelle ne peut rien pour guérir, doit-on se tourner vers les médecines alternatives ? Pour parler de ce sujet, Sud Radio recevait Antoine Sénanque, médecin neurologue et auteur du livre “Guérir quand c’est impossible” (Ed. Tallandier).

Médecin traditionnel, Antoine Sénanque ne se détourne pas pour autant des médecines alternatives. « Il faut faire une médecine ouverte, l’avenir de la médecine est dans l’ouverture sur les médecines alternatives. J’ai pris beaucoup de leçons d'humilité dans mon activité médicale. En 2018, on ne guérit pas de maladies neurologiques. Ces grandes maladies neurologiques sont suivies, on donne des traitements pour améliorer l’évolution », explique le neurologue.

« La maladie de Parkinson, on donne de la dopamine qui améliore les symptômes, mais qui ne change pas l’évolution de la maladie. On donne des traitements pour prévenir les poussées de sclérose en plaques, mais on ne guérit pas la sclérose en plaques », souligne le docteur Sénanque, qui toute sa carrière a dû faire face à « des maladies inguérissables ».

« Si la médecine conventionnelle avait 100% de succès, il n’y aurait pas de médecine alternative »

Les médecines alternatives seraient-elles une approche à considérer dans le traitement de ces maladies inguérissables ? « En entendant beaucoup de mes collègues qui fermaient les portes aux médecines alternatives, je me suis dit qu’il était temps de sortir de ce cadre de la médecine conventionnelle et de s’ouvrir à une médecine plus large, spirituelle, qui intègre l’esprit et la foi. »

Quelles sont précisément ces médecines alternatives ? « Elles s’intègrent dans un cadre assez large qui comporte trois forces essentielles : la force du corps qui correspond à la médecine conventionnelle, la médecine de l’esprit qui recherche la force du mental pour améliorer un certain nombre de maladies. (...) On part en médecine en se disant que oui, l’esprit peut aggraver par le biais de l’anxiété, de la dépression, un certain nombre de maladies ; s’il peut le faire dans le sens de l’aggravation, et bien il peut sûrement le faire dans le sens de l’amélioration. » Concernant la troisième de ces forces essentielles, après la médecine du corps et de l’esprit, le docteur Sénanque cite la médecine religieuse. « Je crois au miracle, souligne-t-il. Lorsque j’apprends que mes patients sont allés en pèlerinage à Lourdes, je le conseille. Il faut tirer une leçon d’humilité des échecs de la médecine conventionnelle. Pourquoi ne pas essayer les autres voies ? »

Et qu’en est-il de l’homéopathie ? « J’ai été assez choqué par cette espèce de levée de boucliers de médecins très conventionnels, qui ont fait des signatures dans les journaux en disant que l’homéopathie n’était pas scientifique. Si la médecine conventionnelle avait 100% de succès, il n’y aurait pas de médecine alternative », estime le docteur Sénanque.

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