single.php

Ardennes: après la mort de ses grands-parents, une adolescente en garde à vue avec son petit ami

Des corps trouvés au sous-sol, des plaies à l'arme blanche: deux septuagénaires ont été retrouvés morts à leur domicile près de Charleville-Mézières et leur petite-fille ainsi que son petit ami, âgés d'une quinzaine d'années, ont été placés en garde à vue.

DENIS CHARLET - AFP/Archives

Des corps trouvés au sous-sol, des plaies à l'arme blanche: deux septuagénaires ont été retrouvés morts à leur domicile près de Charleville-Mézières et leur petite-fille ainsi que son petit ami, âgés d'une quinzaine d'années, ont été placés en garde à vue.

Peu avant 09H00 mardi, la police intervient au domicile de ce couple de retraités de 71 et 74 ans qui ne répondait plus au téléphone à Villers-Semeuse, commune ardennaise de 3.700 habitants, a appris l'AFP auprès d'une source policière.

Sur place, des traces de sang mènent les policiers au sous-sol et à la cave, où ils découvrent les corps sans vie des deux septuagénaires, présentant des blessures par arme blanche et des traces de défense.

La petite-fille vivait chez les victimes, qui en avaient la garde, a appris l'AFP de cette source policière.

La jeune fille n'était pas sur place lors de l'intervention de la police, et était absente de son lycée depuis la veille, tout comme son petit ami, connu pour des faits de violences, toujours selon cette source.

Les deux adolescents sont finalement retrouvés dans un bâtiment abandonné, ajoute cette source. Ils ont été placés en garde à vue, a précisé mercredi à l'AFP la procureure de Charleville-Mézières, Magali Josse.

Le parquet a ouvert une "enquête de flagrance du chef d'homicide volontaire", selon Mme Josse, qui a annoncé quelques heures plus tard le dessaisissement de son parquet au profit du pôle criminel de celui de Reims.

- Un cri entendu -

Les investigations ont été confiées au commissariat de Charleville-Mézières en cosaisine avec le service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de Reims, selon Mme Josse.

Des témoins ont confié aux enquêteurs avoir entendu lundi matin, aux alentours de 9H00, un cri en provenance de la maison, a ajouté la source policière.

Le maire de Villers-Semeuse, Jérémy Dupuy, se souvient des victimes comme des "retraités très actifs", "sympathiques", qui "s'intéressaient à la vie de la commune" et s'impliquaient dans le tissu associatif local, notamment "à but social".

Ils vivaient modestement dans le quartier d'une ancienne cité ouvrière et s'occupaient de leur petite-fille "depuis qu'elle était petite", a précisé l'élu interrogé par l'AFP.

La jeune fille ne faisait pas parler d'elle, a assuré l'édile: "Il n'y a jamais eu ni débordement ni problématique" quelconque en lien avec elle au niveau de la commune, il n'y avait "aucun sujet par rapport à la petite-fille, en tout cas jusqu'à aujourd'hui".

Ce qui rend ce drame encore plus "irréaliste", pour M. Dupuy: "On se pose beaucoup de questions par rapport au fait qu'il n'y avait aucun signe de rien du tout sur l'ensemble de la famille".

sm-etb-adr-kau/alv

AFP / Lille (AFP) / © 2026 AFP

L'info en continu
20H
19H
18H
17H
16H
Revenir
au direct

À Suivre
/