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Affrontements avec la police devant un lycée de Cachan, "faits intolérables" selon Nuñez

L'accès au lycée polytechnique de Cachan (Val-de-Marne) a été perturbé mardi par des feux de poubelles suivis de jets de projectiles sur les forces de l'ordre par des personnes encagoulées, des faits jugés "absolument intolérables" par le préfet de police Laurent Nuñez qui a indiqué renforcer la sécurité autour de l'établissement.

proviseurs
Le lycée polytechnique de Cachan a été bloqué par 200 individus qui ont mis le feu à des poubelles et envoyé des projectiles sur les forces de l'ordre (Denis Charlet - AFP/Archives)

L'accès au lycée polytechnique de Cachan (Val-de-Marne) a été perturbé mardi par des feux de poubelles suivis de jets de projectiles sur les forces de l'ordre par des personnes encagoulées, des faits jugés "absolument intolérables" par le préfet de police Laurent Nuñez qui a indiqué renforcer la sécurité autour de l'établissement.

Un peu avant le début des cours à 08H00, "des individus cagoulés, une vingtaine, ont mis le feu à des poubelles", a expliqué le rectorat à l'AFP.

Une source policière avait évoqué dans un premier temps la présence de 200 personnes rassemblées devant l'établissement à l'arrivée des forces de l'ordre.

"Les élèves sont arrivés pour aller en cours, pas pour l'attroupement", affirme le rectorat, selon qui les cours, qui avaient continué dans la matinée pour les élèves ayant réussi à rentrer dans l'établissement, ont complètement repris à la mi-journée.

Un mineur de 17 ans a été arrêté pour "participation à un attroupement non armé", a indiqué à l'AFP le parquet de Créteil.

Une enquête a par ailleurs été ouverte pour des faits de dégradations aggravées, participation avec arme à un attroupement après sommation et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, précise le ministère public.

Deux policiers ont été blessés par les projectiles, dont l'un a été hospitalisé pour une "fracture du poignet", a précisé le préfet de police lors d'un point-presse, fustigeant des faits "d'une extrême gravité".

Sur une vidéo relayée sur X (ex-Twitter) par le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, de nombreux jeunes s'en prennent à deux véhicules, un de la police municipale et l'autre de la mairie. La façade de l'établissement a été en partie noircie par les flammes.

"Nous serons présents dès demain et dans les jours qui viennent autour de l'établissement pour que l'ordre public règne", a ajouté M. Nuñez.

Parmi les personnes encagoulées, "je crois pouvoir dire sans trop m'avancer qu'il y avait des individus qui n'étaient pas des lycéens de l'établissement", a poursuivi M. Nuñez.

- "Aucune revendication" -

"Nos enfants ont vu des groupuscules, venus cagoulés pour bloquer les entrées du lycée par des poubelles et semer la panique en jetant des projectiles sur les pompiers", a pour sa part indiqué à l'AFP Diane Merlin, présidente du bureau de la fédération des parents d'élèves FCPE du lycée.

Fin février, 90 professeurs et membres de la communauté éducative avaient exercé leur droit de retrait pour demander des rénovations du lycée de plus de 2.000 élèves. Les enseignants se plaignaient notamment de fuites d'eau dans des salles de classe et de pluie dans certains couloirs. Mais "aucune cause ne justifie un tel déferlement de violence", a martelé Laurent Nuñez.

Pour Mme Merlin, les "casseurs" de ce mardi matin sont en revanche "venus sans aucune revendication". "Nous condamnons les émeutes" qui se sont déroulées "devant notre lycée", a-t-elle insisté.

Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, qui a autorité sur les lycées franciliens, a dénoncé sur X "les violences devant le lycée de Cachan et les dégradations qui ont été commises".

La Région va porter plainte, a-t-elle annoncé, et une brigade régionale de sécurité, des patrouilles mobiles de cinq agents qu'elle a instituées, "va être déployée pour ramener la sérénité sur le site".

Dénonçant également des "violences inacceptables", la maire PS Hélène de Comarmond appelle dans un communiqué la Région à "déclencher en urgence des travaux" dans l'établissement.

alh-js-pyv-law/cal/or

Par Joseph SOTINEL, Mario LAWSON / Créteil (AFP) / © 2024 AFP

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