"13 heures de bus au lieu de quatre heures de train habituel": en pleine grève, les voyageurs font comme ils peuvent

Des gares vides, de très rares RER bondés, des voitures sorties (beaucoup) plus tôt du garage... Choses entendues par les reporters de Sud Radio déployés ce matin de grève nationale contre la réforme des retraites.

Des panneaux de départs et d'arrivées totalement vide en garde Matabiau à Toulouse (Christine Bouillot / Sud Radio)

Pour son trajet Paris-Pau, Paul a dû faire une halte en gare de Toulouse:

"J'ai dû prendre le bus hier-soir à 20h30. On est arrivé à Toulouse vers 5h10. On attend l'ouverture de la gare, on va se mettre au chaud avant de reprendre un autre bus pour Pau.  13 heures de voyage au lieu de 4 heures de train habituel." - Paul, avec Christine Bouillot

Nicolas de son côté pensait pouvoir monter dans un train en gare Matabiaud à Toulouse. Il a découvert une fois en gare qu'aucun train ne roulait.

"J'ai appris par les agents de la SNCF qu'il n'y avait pas de train. Ils m'ont conseillé Blablacar. Je sis dans une galère car je n'ai pas de carte bancaire. Je me retrouve à demander à un ami de me commander un Blablacar. Je suis allé sur le site de la SNCF, ils m'ont dit qu'il y aurait un train à 6h19 et des bus de substitutions... Et il n'y a rien, finalement".

 

Des bouchons dés 6h et demi sur la rocade de Toulouse

Xavier était déjà sur la rocade de Toulouse à 6h30 pour se rendre à Perpignan, où il était attendu pour 10h. Il a préféré prendre de la marge en prévision des ralentissements

"Je suis pour l'instant sorti d'affaire, j'ai pu récupérer l'autoroute en direction de Perpignan. J'ai mis eniron 45 minutes pour traverser par la rocade, là où d'habitude à cette heure-ci on met un quart d'heure ou 20 minutes. Là c'était bien bien chargé ! Des bouchons sur une partie de la rocade, ça roulait un petit peu mais certains accès étaient déjà bien ralentis"

 

De très rares RER et des routes saturées en région parisienne

En région parisienne, Flora devait aller à la fac de la Sorbonne, depuis la banlieue. "Je devais prendre le RER A puis B, mais ça me semble impossible. Le professeur a eu la gentillesse d'organiser un Facebook live. C'est complètement la galère !" - Flora, avec Clément Bargain

"Je suis partie plus tôt que d'habitude, je vais tenter le RER. J'hésitais avec la voiture, mais j'ai pas envie de passer deux heures dans le trafic. Je regardais, ça a bien l'air bouché" - Annick