• La France devient tribale

    Soumis par Lorraine Rdd le Mercredi 17 octobre 2018 à 09:42
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    LA FRANCE DEVIENT TRIBALE

    Nouveau drame aux Lilas où un gamin de 13 ans est mort dimanche à coups de barre de fer dans une rixe entre une bande des Lilas et une autre de Bagnolet, communes limitrophes de Paris. Depuis, cinq mineurs âgés de 14 à 17 ans ont été placés en garde à vue dans un règlement de comptes comme il y en a tous les jours entre cités 

    LA FRANCE DEVIENT TRIBALE 

    Même chose à Albi samedi où, lors d’un mariage, un homme de 20 ans a trouvé la mort d’un coup de couteau. Le motif ? Le cortège de mariage avec des habitants de Cantepau traversait le quartier de Lapanouse, deux quartiers difficiles rivaux de la ville. La bagarre fut si violente que les commerçants ont dû fermer boutique et que le vide grenier qui avait lieu a dû être annulé.

    LA FRANCE DEVIENT TRIBALE 

    Il y quinze jours c’était à Garges les Gonesses où une quinzaines de jeunes armés ont lynché un jeune de 16 ans qui s’en tirera miraculeusement avec 67 points de suture. La capitale n’est pas épargnée puisque Paris compte 16 bandes pour 16 quartiers regroupant environ 300 adolescents qui s’affrontent régulièrement, en particulier dans les arrondissements du nord-est 

    LA FRANCE DEVIENT TRIBALE

    Oui la France devient tribale car comment expliquer que d’une commune à l’autre ou d’une cité à l’autre on règle ses comptes à coups de barres de fer ou de couteaux. Comment des gens qui se haïssent pour habiter dans des lieux parfois distants de 500 mètres peuvent faire corps avec le reste de la communauté nationale ? Comment parler d’intégration, on n’ose même plus parler d’assimilation, quand on voit ces règlements de compte qui nous font regretter le bon vieux temps où toutes les populations cohabitaient dans les quartiers populaires sans heurts ni violences ? Un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître. Logique,

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  • Aurait-on pu éviter les inondations meurtrières dans l’Aude ?

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 16 octobre 2018 à 11:38
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    Difficile de ne pas parler des inondations meurtrières dans l’Aude. Et de poser la question : tout-a-t-il a été fait pour éviter ça ?

    La réponse est malheureusement très simple : c’est clairement non. Il y a presque vingt ans les 12 et 13 novembre 1999 toute la région de Carcassonne avait déjà été touchée par des inondations dramatiques. On avait dénombré 25 morts, 200.000 personnes sinistrées et plus de 600 millions d’euros de dégâts. Vingt ans après, on a le sentiment qu’aucune leçon n’a été tirée, qu’aucun effort d’infrastructure n’a été mené alors que la loi oblige les collectivités à se doter de programmes de préventions contre les inondations.

    Certes, il y a eu des initiatives. Mais trop dispersées. Parce que c’est le lot de la décentralisation. Et que les maires ou les président de conseils départementaux veulent avoir leurs projets à eux. Par exemple sur la commune de Cuxac-d'Aude on a construit pas moins de 10 kilomètres de digue qui ont été très utiles. Mais cela a représenté un coût de 25 millions d'euros. Et entre 2006 et 2014, les collectivités de cette région n’ont dépensé au total que 81 millions. Ce qui est infime par rapport à tout ce que les événements de 1999 avaient fait apparaître comme besoins.

    Comment expliquer une telle carence d’investissements, face à un bilan meurtrier, alors que pour des ronds-points on dépense des millions ? Il y a beaucoup de facteurs qui viennent ralentir les projets d’infrastructures, de création de bassins de rétention ou les agrandissements de canaux. Mais le principal que commencent déjà à dénoncer les élus locaux : ce sont les normes. Normes environnementales, délais à rallonge des enquêtes publiques, contre-expertises. Il faut souvent 4 à 5 ans entre la décision d’un projet et sa mise en œuvre. Sans compter les modifications intervenues à la demande de tel ou tel organisme. Là où il faut prévoir l’urgence, l’administration ralentit tout. C’est Ubu roi.

    Cela veut dire que ça va encore recommencer à l’avenir. D’abord parce que comme le fleuve l’Argens qui se jette dans la Méditerranée à coté de Sainte Maxime, il y a des contraintes géographiques incontournables. Et puis il y a aussi des comportements humains inacceptables. Des collectivités locales continuent à vendre des terrains en zones inondables. Parce que la demande est forte dans ces régions ensoleillées. C’est absurde et même criminel. On l’a vu également à la Faute sur Mer avec la tempête Xynthia. Si bien que la justice a condamné l’ancien maire. Et c’est ainsi qu’on arrivera à une prise de conscience des élus, des administrations et des riverains.

     

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  • Les vertus insoupçonnées des champignons

    Soumis par Lorraine Rdd le Mardi 16 octobre 2018 à 06:34
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     On entend dire que les champignons pourraient être l’avenir de l’humanité. On les connait mal et ils se révèlent très étonnants.

    Les jardins botaniques royaux de Kew, près de Londres, ont publié il y a quelques jours un rapport passionnant sur "l’état du monde des champignons" pour nous expliquer la valeur de ces petits champignons que nous connaissons si mal. Le Figaro en a fait un résumé. Première surprise : les champignons sont plus proches des animaux que des plantes ! On ne va pas rentrer dans les explications techniques mais ils ont beaucoup de points communs avec les animaux et ils ont contracté des partenariats avec les plantes et les arbres avec lesquels ils communiquent sous la terre via leurs racines pour avoir les micro-éléments et notamment les sucres qui leur permettent de vivre. Du coup, les champignons sont des machines extrêmement efficaces pour recycler le bois et les feuilles mortes, c’est cette alliance qui a permis aux plantes de coloniser les continents.

    Je parle des champignons qu’on voit à l’automne quand on part avec nos paniers dans les forêts mais pas que. La très grande majorité des champignons est invisible à l'œil nu. Leur diversité est telle qu’une cuillère à café de terre contient entre 1000 et 1500 espèces, dont la moitié n'a pas encore été décrite scientifiquement ! Chaque année, on répertorie 2000 nouvelles espèces. Les champignons "visibles", que l’on ramasse à l’automne ne sont en fait que quelques fruits éphémères mais, on marche sur un véritable tapis d'organismes vivants microscopiques. Dans une forêt de l'Oregon, un même champignon s'étale sur plus de 8 km², pèse plusieurs centaines de tonnes, ce qui en fait le plus gros au monde connu et serait vieux de plus de 2000 ans, ce qui en ferait également l'un des plus anciens.

    Il y a donc des champignons partout ! Même dans notre corps ! Nous en avons des milliers sur la peau, dans les oreilles, le tube digestif, les poumons. C'est ce qu'on appelle le "microbiome" dont on découvre aujourd’hui qu’il nous garantit une bonne santé même si on ne connait pas encore tous leurs secrets. Les champignons décidément gardent bien des secrets. Notamment leurs célèbres substances hallucinogènes, utilisées dans certaines civilisations pour entrer en contact avec les dieux et les morts. Mais saviez-vous que notre bon vieux camembert était hallucinogène ? Ce rapport explique que des études génétiques récentes nous montrent que l'ancêtre du champignon Pénicillium camemberti qui forme la croûte du camembert produisait des composés hallucinogènes. On pense que petit à petit on l’a éliminé en sophistiquant notre production de fromages. Qui eu crû qu’en mangeant un bon calendos on pouvait voir des éléphants roses ?

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