Plateforme de streaming qu’on ne regarde plus, application oubliée ou salle de sport désertée : certains abonnements continuent d’être prélevés chaque mois alors qu’on ne les utilise plus. Pourquoi est-il si facile de s’abonner… et parfois si compliqué de partir ? Qu’est-ce qui cloche ?
Plus d’un Français sur dix paie des abonnements qu’il n’utilise plus
Pour s’abonner, tout est généralement fait pour que ce soit simple : quelques clics, une carte bancaire et c’est parti. Mais une fois l’abonnement pris, on peut vite l’oublier. D’après une enquête CSA pour LesFurets publiée cette année, un peu plus d’un Français sur dix paie ainsi pour des abonnements qu’il n’utilise plus.
Salle de sport, streaming, cinéma, presse, applications de cuisine… Le phénomène touche de nombreux services. Le modèle est bien rodé : un mois gratuit, un tarif attractif ou quelques euros par mois suffisent à nous faire franchir le pas. Ensuite, avec la reconduction tacite, certains abonnements se renouvellent automatiquement si le consommateur ne fait rien. Pour l’entreprise, un client qui n’utilise plus le service mais continue de payer reste évidemment un client rentable.
Résilier en ligne est désormais beaucoup plus simple
Premier réflexe pour récupérer cet argent : examiner ses trois derniers relevés bancaires et repérer tous les prélèvements qui reviennent chaque mois. L’occasion de vérifier, abonnement par abonnement, ceux que l’on utilise réellement et ceux dont on pourrait se passer.
Surtout, depuis 2023, la loi impose aux professionnels de permettre la résiliation en ligne lorsqu’un abonnement peut être souscrit sur Internet. C’est le principe de la « résiliation en trois clics ». Plus besoin, dans ces situations, d’envoyer une lettre recommandée ou de négocier pendant des heures par mail ou sur un chat. Une fois par an, ou après la rentrée, un petit inventaire s’impose donc : ce que vous utilisez vraiment, vous gardez. Le reste, on supprime !
Retrouvez “Qu’est-ce qui cloche ?” d’Aurélie Giraud chaque jour à 6h40 dans le Petit Matin avec Benjamin Glaise
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