Visite d'Erdogan : "Il faut parler avec tout le monde" défend Jean-Baptiste Lemoyne

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan sera en visite en France ce vendredi, reçu par Emmanuel Macron. Une visite d'État fortement critiquée par l'opposition, qu'a pourtant défendu Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, invité politique du Grand Matin Sud Radio.

"Dès leur premier entretien téléphonique, le président de la République avait lancé une invitation au président turc, qui y répond aujourd’hui, a-t-il indiqué. Il faut parler avec tout le monde, tout le temps. Le président de la République, il y a un mois, avait reçu le nouveau Premier ministre du gouvernement kurde d’Irak. Dans cette zone complexe, où il y a différents conflits aux frontières de la Turquie, en Syrie, en Iran, il est important de maintenir le fil du dialogue avec toutes les nations qui comptent."

 

"La Turquie est un pays avec lequel la France a de nombreuses relations culturelles, économiques. Ça n’empêche pas de passer des messages clairement. Dans l’intimité du bureau présidentiel, il se dit plein de choses, notamment sur les droits de l’Homme", a ajouté Jean-Baptiste Lemoyne, pour répondre notamment aux critiques venant de la France Insoumise : "Quand on voit Jean-Luc Mélenchon, sur une chaîne du service public, qui défendait mordicus le président du Venezuela Nicolas Maduro, c’est l’hôpital qui se fout de la charité."

Faire en sorte que tout ce qui est à base de rumeur et de fausses informations soit combattu

L'ancien sénateur de l'Yonne est également revenu sur l'un des prochains chantiers de l'exécutif, une loi devant permettre de lutter contre les fameuses fake news : "Regardons ce qui s’est passé dans les campagnes électorales américaine ou même française dernièrement. Pendant la primaire de la droite, j’ai soutenu Alain Juppé. Il a été la cible de campagnes diffamatoires par rapport à sa relation supposée à l’Islam. Emmanuel Macron lui-même a été la cible d’attaques, parfois contre lesquelles vous êtes entièrement désemparé. C’est rendre honneur à votre métier [de journaliste] de faire en sorte que ce soit le vrai qui émerge plutôt que le faux. Il s’agit de faire en sorte que tout ce qui est à base de rumeur et de fausses informations soit combattu. La loi de 1881 sur la liberté de la presse a été modifiée en 2000 par une ordonnance de Jospin pour prévoir des sanctions en la matière. Il s’agit de compléter un dispositif qui existe déjà."

Écoutez l'interview de Jean-Baptiste Lemoyne, invité politique du Grand Matin Sud Radio, présenté par Philippe Verdier et Sophie Gaillard

 

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