Valérie Gomez-Bassac pour le retour des maisons closes

Valérie Gomez-Bassac pour le retour des maisons closes
AFP

Valérie Gomez-Bassac, députée LREM du Var, propose de rétablir les maisons closes. Pour Sud Radio, le chroniqueur André Bercoff s’interroge sur cette question autour de laquelle règne une « hypocrisie générale ».

« La députée Valérie Gomez-Bassac, une députée de La République en Marche, ne se présente pas à la présidence de l’Assemblée nationale, mais elle a déclaré qu’elle était favorable à l’ouverture de maisons closes et dénonce l’hypocrisie générale qui entoure la prostitution », explique André Bercoff.

« Comme vous le savez, souligne-t-il, les maisons closes sont interdites en France depuis 1946, par une certaine Marthe Richard, députée après la libération, qui je le rappelle, entre les deux guerres, a exercé le noble métier de prostitué. Comme quoi, on peut changer d’avis. Et Valérie Gomez-Bassac dit : “je suis sur une circonscription rurale, où la prostitution est de plus en plus présente avec des jeunes femmes parfois très jeunes, qui sont sur le bord des routes toute l’année, c’est-à-dire sous la neige ou une chaleur terrible.” »

« Elle a raison de dénoncer cette hypocrisie, juge André Bercoff. La prostitution existe, il y a la loi de l’offre et de la demande, quand cela se passe dehors comme au bois de Boulogne, la prostitution est soumise à n’importe quel crime ou agression. Elle a donc peut-être raison, et je trouve que c’est très bien même si cela n’enlève rien aux réseaux existants et à leur violence », conclut-il.

La suite de la chronique est à écouter sur le podcast “André Bercoff dans tous ses états”, émission du mercredi 5 septembre 2018.

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