Valérie Gomez-Bassac: Dissoudre les black-blocs, "facile à dire" mais "impossible"

La députée du Var et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée Nationale était l'invitée politique du "grand matin Sud Radio". Si elle soutient la réduction du nombre de députés portée par la future réforme constitutionnelle, elle considère aussi que la mesure se fera au détriment du temps passé sur le terrain.

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Des violences redoutées ce 1er mai?

Tout le monde en a peur. Nous avons a assisté à des actes de violence qui se sont répétées durant ces dernières semaines. On a vu ces appels à l'émeute dans la capitale sur les réseaux sociaux, donc il faut avoir un discours fort mais il ne faut pas dramatiser. Ces black-blocs, c'est vraiment un mouvement particulier, difficile à localiser: c'est facile de dire qu'il faut les dissoudre, mais c'est impossible à faire. Les forces de l'ordre sont épuisées, c'est une situation exceptionnelle, heureusement  il n'y a pas eu de drame jusqu'à présent, et j'espère que ça va continuer .

Les gilets jaunes, trop médiatisés

On ne parle que de 30.000, 25.000 personnes... C'est votre responsabilité de journalistes de remettre des choses dans leur contexte. Il faut donner la parole à tout le monde, mais à un moment, on ne voyait que des gilets jaunes sur les plateaux. Il fallait aussi qu'on communique sur ce qu'on allait faire.

Réduire le nombre de députés, supprimer des circonscriptions?

Si tombe sur ma circonscription, ça sera ma circonscription. C'est pas une finalité d'être député, je travaillais avant, je travaillerai après.  Quand  je me suis lancé en politique, j'étais pour  cette suppression à 100%  car je ne connaissais pas mon député, je ne savais pas ce qu'il faisait, en plus il avait plein de mandats partout, donc je pensais qu'il avait du temps, et peu de travail. Aujourd'hui  que je suis députée, je me rends compte que c'est un travail à temps complet. Donc la seule chose que j'espère, c'est que les Français accepteront que les missions changent, car on pourra moins être sur le terrain.

Un futur code européen des affaires ?

C'est une volonté de s'adresser aux PME, alors que le droit européen s'adresse pour le moment essentiellement aux grandes entreprises. On veut rendre les PME mobiles sur le marché économique européen, en facilitant l'accès à la règle. Aujourd'hui c'est impossible d'avoir affaire à une règle, une directive  européenne. Il s'agit de rendre tout cela plus accessible et d'harmoniser.