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Valérie Boyer (LR) : "La présidentielle a été volée, c’était un procès anti-Fillon"

Par Benjamin Jeanjean

INVITÉE SUD RADIO. Valérie Boyer, maire (LR) du 6e secteur de Marseille était l’invitée d’André Bercoff ce mardi. L’élue marseillaise a fustigé une campagne présidentielle "escamotée" et la méthode jugée "dangereuse" d’Emmanuel Macron.

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Députée des Bouches-du-Rhône depuis 2007 et maire du 6e secteur de Marseille depuis 2014, Valérie Boyer était ce mardi l’invitée d’André Bercoff dans l’émission Bercoff dans tous ses états sur Sud Radio. L’occasion pour elle de revenir sur une campagne présidentielle compliquée pour Les Républicains, elle dont le soutien à François Fillon n’est "ni un secret ni un regret". La native de Bourges déplore notamment le contexte politico-judiciaire très tendu qui a entouré toute cette campagne.

"La campagne a été totalement escamotée, on n’a pas fait le bilan de Hollande"

"Pour la présidentielle, nous avons eu une campagne volée et confisquée. Tout le monde s’y est mis pour faire en sorte que François Fillon ne soit pas élu, alors qu’il était le grand favori et portait les espoirs de la France. Il n’y a eu aucun débat. Ça a été un procès anti-Fillon, pas une campagne. Arrive ensuite le deuxième tour, et on nous demande de faire barrage. Donc il n’y a toujours pas eu de débat ! Dans le seul qui a eu lieu, on a vu que le Front national n’était pas à la hauteur des enjeux, puisque Marine Le Pen a déçu jusque dans son propre camp. (…) On n’a pas fait le bilan de François Hollande. On l’a tellement peu fait qu’il se permet de dire le jour où il quitte l’Élysée, alors qu’il a été dans l’incapacité morale de se représenter, qu’il laisse la France dans un meilleur état qu’il ne l’a trouvée. Mais comment peut-on avoir l’outrecuidance de dire ce genre de choses ? Cette campagne a été totalement escamotée, et il est maintenant très important de pouvoir parler des projets. Nous pensons donc que la campagne des législatives doit être ce moment qui a été volé aux Français", a-t-elle annoncée.

"Macron, c’est plus une tentative de déstabilisation que de rassemblement"

Interrogée sur le choix d’Emmanuel Macron de nommer Édouard Philippe, élu Les Républicains, au poste de Premier ministre, Valérie Boyer admet ne pas être surprise de cette manœuvre, mais la juge dangereuse. "On s’attendait à un tel choix de Premier ministre, cela faisait plusieurs semaines que le nom était sorti… Je pense que cela illustre aussi la méthode d’Emmanuel Macron. Sa méthode est de brouiller et déstabiliser la droite. C’est selon moi plus une tentative de déstabilisation que de rassemblement. C’est une stratégie dangereuse car on n’aborde jamais le fond et on reste tout le temps sur des ambiguïtés. (…) On ne peut pas laisser le monopole de l’opposition aux extrêmes, et près de 50% des Français ont voté au premier tour pour ces extrêmes", a-t-elle indiqué.

Retrouvez ici l’intégralité de l’émission Bercoff dans tous ses états du 16 mai 2017

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