Toujours pas de remaniement : "Une impression de désordre institutionnel" pour B. Hortefeux

Brice Hortefeux, ancien ministre, député européen, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

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Toujours pas de fumée blanche au-dessus de l'Élysée. Voilà quasiment deux semaines que le remaniement se fait attendre et que c'est Édouard Philippe qui assure l'intérim du ministère de l'Intérieur, suite à la démission de Gérard Collomb.

Pour Brice Hortefeux, lui-même ancien ministre de l'Intérieur pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, et invité politique du Grand Matin Sud Radio, "ça donne une impression de désordre institutionnel et de pagaille politique".

 

 

"Pour être ministre de l’Intérieur, de l’expérience que j’ai eue, il faut être soit un poids lourd du gouvernement soit un proche du président de la République", a indiqué Brice Hortefeux.

Un portrait-robot qui correspondrait, notamment, à Christophe Castaner, annoncé ces derniers jours comme le grand favori pour le poste.

Sur la sécurité, "tous les clignotants passent au rouge"

Et quelle que soit la personnalité qui sera finalement retenue, il aura "trois défis principaux à mener : la lutte contre la délinquance, la maîtrise de l'immigration et la lutte contre le terrorisme. On pourrait ajouter la lutte contre le communautarisme, notamment dans les écoles, et la lutte contre les violences dans les quartiers."

Avec des résultats qui seront plus que nécessaires, selon Brice Hortefeux, qui dénonce le mauvais bilan de la sécurité en France aujourd'hui : "Tous les clignotants sont en train de passer au rouge. Sur Paris, il y a une augmentation des cambriolages de 18 % depuis le début de l'année. On compte quasiment 1000 agressions par jour dans notre pays et, hormis les vols de véhicules, tous les agrégats augmentent."

Laurent Wauquiez est tout à a sa tâche. On est engagé dans une phase de reconstruction. On le fait calmement, sereinement. Tout ceci ne peut pas se régler en quelques heures

Bras-droit de Laurent Wauquiez dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, celui qui est toujours très proche de Nicolas Sarkozy a clamé son soutien à l'actuel président des Républicains : "On a été battus aux élections présidentielles et législatives. On est donc engagé dans une phase de reconstruction. On le fait calmement, sereinement. Nous sommes la première force d’opposition à l’Assemblée nationale, la première force territoriale, au Sénat et en nombre de militants. Nous avons un scrutin au mois de mai prochain, nous serons prêts. Tout ceci ne peut pas se régler en quelques heures. Nous bâtissons un projet, un programme, les questions de personnes interviendront. On le fait avec calme, sérénité et sans précipitation."

 


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