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Sylvain Maillard: "Il faut un climat pour que les chefs d'entreprise embauchent"

Par Jérémy Jeantet

Sylvain Maillard, député REM de la 1re circonscription de Paris, était l'invité de Territoires d'Infos. Lui-même entrepreneur, il a défendu une baisse des charges pour les chefs d'entreprise pour relancer l'emploi.

Élu dès le premier tour dans la 1re circonscription de Paris, Sylvain Maillard est l'un des nouveaux visages de l'Assemblée nationale. Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, le député REM, qui est également entrepreneur, a défendu sa vision de la façon de relancer l'emploi, après la publication, lundi, de nouveaux chiffres montrant une hausse du chômage au mois de mai.

"Ces chiffres ne font que rappeler pourquoi nous sommes là, pour réformer le monde du travail, a indiqué Sylvain Maillard. C'est pour ça que les Français nous ont élu. Ces chiffres nous rappellent à l'urgence de modifier notre organisation."

Un changement qui a un cap, celui de la simplification et de la baisse des charges pour les chefs d'entreprise : "Il y a beaucoup de curseurs à aligner pour créer l'envie d'embaucher, il faut un climat, un terreau. Une fiscalité stable, moins de charges... On a un déficit de compétitivité parce qu'on a des charges trop importantes. On ne demande pas un paradis fiscal, simplement d'être dans les normes européennes. Il faut aussi aller de plus en plus vers un CDI à droits progressifs. Quand on aura simplifié le droit du travail et simplifié la rupture, vous verrez qu'il y aura beaucoup plus de CDI."

Débutant son premier mandat, Sylvain Maillard participera également, ce mardi, à l'élection du nouveau président de l'Assemblée nationale. S'il reconnait avoir "des préférences", il assure que les députés REM n'ont "pas de directive". Et si l'élection d'une femme serait un symbole auquel il se montre sensible, il n'en fera pas l'argument absolu de son vote : "Dans la construction de la REM, nous avons voulu une parité et nous l'avons quasiment obtenue. On s'aperçoit à quel point le Parlement va se féminiser. Pour le symbole, nous aurions souhaité que ce soit une femme, mais évidemment, on va choisir le candidat ou la candidate qui a les capacités pour tenir le rôle, qui est très exigeant, très protocolaire. À CV égal, ma préférence irait pour une femme. Est-ce que nous avons des CV égaux ? Nous allons l'établir ensemble tout à l'heure."

Alors qu'on apprenait ce mardi matin que Jean-Pierre Raffarin quittait la vie politique, Sylvain Maillard y voit une nouvelle manifestation du renouvellement impulsé par le mouvement En Marche! : "J'apprécie, à titre personnel, Jean-Pierre Raffarin, mais on se rend compte qu'on a ouvert une nouvelle page, qu'il faut du renouvellement. Dans les trente dernières années, est-ce qu'on peut estimer que les Français pensent que leur classe politique a été efficace ? Je ne pense pas. On a besoin de faire avancer les dossiers. Il y a une trop grande rupture entre la vie quotidienne des Français et la vie politique. Il faut du mouvement, de nouvelles arrivées, parce que la vie politique est épuisante et qu'on passe énormément de temps à vouloir durer et non à faire. C'est ça qu'il faut changer."

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