Sébastien Chenu : "Il faut repasser le couvre-feu à 20 heures"

Sébastien Chenu, député du Nord, porte-parole du Rassemblement National et candidat aux régionales dans les Hauts de France, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le mercredi 10 février sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

Sébastien Chenu interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio le 10 février 2021 à 7h40.

Sébastien Chenu : "Si le reconfinement s’éloigne, il faut d’emblée repasser le couvre-feu à 20 heures"

Olivier Véran a déclaré mardi 9 février que les Français pourraient bien échapper à un nouveau reconfinement, si la situation ne se dégrade pas. "Si le reconfinement s’éloigne, il faut d’emblée faire cesser ce couvre-feu à 18 heures, le repasser à 20 heures, et donner une ligne d’horizon aux Français", estime Sébastien Chenu. "Les Français sont déprimés, les Français ont envie de travailler, les Français ont envie d’une vie sociale a minima", souligne le député qui appelle à des mesures "territorialisées". "Et puis on pourra ensuite commencer à rouvrir, la situation économique et sociale du pays est particulièrement difficile", ajoute-t-il.

 

"Nous sommes les premiers à défendre la réouverture d’un certain nombre de sites culturels"

Sébastien Chenu ne manque pas de saluer la décision du maire de Perpignan, Louis Aliot, élu du Rassemblement National, qui a annoncé la réouverture de plusieurs musées, malgré l’interdiction et une décision défavorable de la Préfecture. C’est un "ami de la culture. C’est nous les amis de la culture, vous savez ?". Alors que la décision est contraire à la loi de la République, Sébastien Chenu estime que "c’est une manière d’alerter parce que la culture c’est bien évidemment une économie, mais c’est probablement bien plus que ça en France".

"Louis Aliot est un lanceur d’alerte, en faisant cela", soutien son comparse des Hauts-de-France pour qui cela confirme que le Rassemblement national est l’ami de la culture "et nous le prouvons". "Nous sommes les premiers à défendre la réouverture d’un certain nombre de sites culturels", s'enorgueillit l'élu.

 

"On peut être exigeant et cohérent"

"Nous n’appelons pas à la désobéissance civile", précise toutefois le porte-parole du RN, bien que la décision du maire de Perpignan y ressemble. "Nous appelons à des mesures de cohérence", insiste-t-il. "Ne pas ouvrir les musées, ne pas ouvrir les cinémas, ne pas ouvrir certains petits bistrots dans les campagnes alors que dans la même pièce on laisse ouvert le côté tabac...", c'est incohérent selon le député du Nord qui estime que l'on peut "être exigeant et cohérent". "Il faut des mesures qui soient adaptées à la réalité de la vie des Français", invite l’élu, et non une sorte "d’autoritarisme sanitaire".

"Le gouvernement ne s’attaque pas au séparatisme islamiste"

La loi dite sur le séparatisme est débattue à l’Assemblée nationale. "Le gouvernement ne s’attaque pas au séparatisme islamiste puisqu’il n’arrive même pas à le nommer", déplore Sébastien Chenu. "C’est un tout petit premier pas", concède-t-il toutefois. "Il y a une stratégie mondiale de déstabilisation de nos pays et de nos démocraties qui est menée par les islamistes", qui est "financée de l’extérieur", dénonce le parlementaire. Le texte, néanmoins, est "d’une portée tellement générale qu’il passe à côté de ses objectifs".

Le député critique les subventions données à certaines associations par des élus de tous bords politiques. "On parle de l’islamo-gauchisme, mais l’islamo-droitisme, c’est pareil", précise Sébastien Chenu en donnant en exemple Xavier Bertrand ayant donné certaines subventions à certaines associations, information pourtant démentie par l’intéressé. "C’est moi qui les ait dénoncées", rappelle le candidat aux élections régionales. "Le contre-projet que nous proposons avec Marine Le Pen, il a le mérite d’identifier ce qu’est l’islamisme, et se donne les moyens de le combattre", assure Sébastien Chenu.

"Marine Le Pen montre la réalité"

Marine Le Pen et Gilbert Collard passent devant le tribunal, mercredi 10 février, pour avoir diffusé des photos d'exécutions de Daech. "Marine Le Pen montre la réalité", défend le porte-parole du RN. "Si une parlementaire risque plus qu'un djihadiste en montrant ce que c'est que Daech et ses exactions, on a des questions à se poser", estime le député qui pose la question : "Qui menace la République ou la sécurité des Français ? Celle qui dénonce les exactions de Daech ou ceux qui pourchassent Marine Le Pen ?".

Pour Sébastien Chenu, "continuer à détourner le regard, à se boucher le nez ou à faire semblant de ne rien voir", entraînera "des Samuel Paty par centaines". "Marine Le Pen dit la réalité, oui nous dérangeons, il faut bien quelques élus courageux et Marine Le Pen en fait partie", assure le candidat.

"La démocratie doit continuer à vivre"

Le Parlement a validé la tenue des élections régionales les 13 et 20 juin prochain. "En temps de pandémie, la démocratie doit continuer à vivre", estime celui qui se présentera dans la région des Hauts-de-France. "On devrait y voir plus clair, on devrait mieux anticiper les mesures et les gestes barrières" que lors des dernières municipales, juge Sébastien Chenu, pour qui ces élections "sont importantes".

Dans sa région, présidée par Xavier Bertrand, Sébastien Chenu dénonce des indicateurs "au rouge", tant en matière de chômage, de santé, de désindustrialisation et de l'insécurité. "Les présidents de région vont être les premiers à aménager de nouvelles politiques, à lancer une nouvelle offre", prévient-il.

 

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