PS : "La nouvelle génération est immature et incompétente !" affirme Stéphane Le Foll

Stéphane Le Foll, maire PS du Mans et ancien ministre, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

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Stéphane Le Foll, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 11 mai, dans "le petit déjeuner politique".

Union populaire de la gauche en vue des législatives, avenir du PS : Stéphane Le Foll a répondu aux questions de Patrick Roger.

Stéphane Le Foll : "La nouvelle génération du PS est immature et incompétente !"

Le PS est-il mort ? Julien Dray a annoncé créer un nouveau mouvement. Stéphane Le Foll explique s'être fixé comme objectif le 16 juillet. "Un rendez-vous pour commencer à réfléchir et analyser ce qu'il s'est passé. J'écrirai un texte sur ce sujet, la chronique d'un échec annoncé. Je vais essayer de décrire tout le processus et pourquoi on en est arrivé là". Il estime par ailleurs que "cette gauche aujourd'hui qui se revendique comme l'histoire nouvelle, est exactement le programme de 1981. Nationalisations, retraite à 60 ans, sixième semaine de congés payés. On a l'impression qu'on est revenu exactement à la gauche du passé !"

"On essaie aujourd'hui d'évacuer le débat en envoyant des références animalières !", déplore le maire du Mans. Qui fait allusion aux éléphants du Parti socialiste, qui seraient, selon certains, responsables du déclin du PS. Pour lui, "ça prouve la faiblesse du débat politique et l'immaturité d'un certain nombre de dirigeants du PS. Je leur pose la question : quand il y avait les éléphants, il y avait 120.000 militants, le PS était à 25-30%. La nouvelle génération a fait 6% aux Européennes, rappelle-t-il. Ce sont les élus locaux qui ont gagné les municipales et les régionales. Elle passe maintenant armes et bagages derrière Jean-Luc Mélenchon. La nouvelle génération est immature et incompétente !", affirme Stéphane Le Foll.

 

"Les électeurs iront plutôt à la fin chercher ceux qui ont un peu de convictions..."

Stéphane Le Foll est opposé à l'accord du PS avec la France Insoumise, les Verts et le PCF en vue des législatives. Il a déclaré être prêt à soutenir les dissidents. "Il y a deux manières d'aborder la vie politique, estime-t-il. L'opportunisme et la fidélité à ses engagements, ses convictions. Et faire en sorte que quand on défend des lignes politiques, on y reste attaché, en fidélité". Le maire du Mans se dit frappé de "voir que des gens ont pu participer à un gouvernement, dire des choses puis, le contraire tout de suite après". Il prend pour exemple Martine Aubry au sujet de l'accord de l'union de la gauche.

"Il faut rester fidèle à ses convictions, les défendre. Pour la politique, c'est ce qui permettra un jour d'y voir beaucoup plus clair. Dans ce moment présent, on voit des gens qui quittent tel ou tel parti pour rejoindre Emmanuel Macron pour avoir un ministère". "Manuel Valls, c'est même au delà ! Des allers-retours, l'Espagne, puis il revient. On ne le suit plus ! Quelles sont les convictions ? Tout ça me navre ! Les électeurs iront plutôt à la fin chercher ceux qui ont un peu de convictions..." "Ceux qui naviguent ne donnent pas une bonne image de la politique, ils ne font pas de bien à la démocratie".

 

 

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