Présidence des Républicains : "C'est l'élection de la dernière chance" estime Bruno Retailleau

Quel avenir pour la droite et les Républicains ? Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, président du groupe LR au Sénat et candidat à la présidence des Républicains, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Immigration Bruno Retailleau
Bruno Retailleau, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 9 novembre, dans "le petit déjeuner politique".

Présidence des Républicains, union des droites, fin de vie, réforme retraites : Bruno Retailleau a répondu aux questions de Patrick Roger.

Les Républicains : "Si on ne change pas tout du sol au plafond on est mort"

Bruno Retailleau est candidat comme Éric Ciotti et Aurélien Pradié pour la présidence des Républicains (LR). Il promet "un parti totalement nouveau, où les adhérents ne seraient pas considérés comme des distributeurs de tracts ou des remplisseurs de salles. Où ils devraient trancher les grandes questions régulièrement par des référendums. Mais ce serait surtout un parti d'une vraie droite qui ne reculerait plus, qui ne se renierait plus et ne s'excuserait plus d'être de droite. Quand la droite s'assume, le RN recule". C'est selon lui "la leçon des dernières années. Avec trois défaites successives aux présidentielles, si on ne change pas tout du sol au plafond on est mort. C'est l'élection de la dernière chance".

Si Bruno Retailleau confirme être sur la même ligne de fermeté qu'Éric Ciotti : "heureusement, car on est de la même famille politique". Cependant, il y a pour lui aussi "une question d'incarnation. J'ai un tempérament qui permet d'avoir des convictions fortes mais aussi de rassembler. Quand vous avez fait moins de 5% à la présidentielle, si on commence à rétrécir c'est terminé. Il faut rassembler insiste-t-il. J'aime le débat d'idées mais la droite c'est un tout. Le régalien, l'autorité, la maîtrise de l'immigration c'est important. Mais il y a aussi les sujets économiques, sociaux et d'identité qui sont fondamentaux". "Le jeunisme c'est de la démagogie" ajoute-t-il.

 

Fin de vie : "La convention citoyenne est complètement pipeau !"

Emmanuel Macron doit annoncer une convention citoyenne sur la fin de vie, pour un changement de la loi avant fin 2023. "La convention citoyenne est totalement pipeau ! estime Bruno Retailleau. Il a annoncé la couleur, on sait où il veut aller. Il a même parlé du modèle belge, l'un des plus mauvais ! Ils ont voté 18 ou 19 lois en une vingtaine d'années, et ils ont banalisé l'euthanasie. Pour lui, la dignité est liée à l'humanité. La loi doit protéger les plus fragiles. Je ne voudrais pas que demain, des gens au crépuscule de leur vie, se disent qu'ils sont une charge pour leurs proches et demandent la mort".

"Deux tiers des malades qui pourraient bénéficier des soins palliatifs ne peuvent pas en bénéficier, dénonce Bruno Retailleau. Il faut accompagner jusqu'au bout ceux qui vont mourir et on ne met pas suffisamment d'argent sur la table pour ça. Les soins palliatifs sont un point décisif. La loi permet d'endormir avant de mourir, ça supprime la souffrance. Je ne suis pas favorable à l'acharnement thérapeutique. Il faut donner les moyens d'accompagnement professionnel et humain de ceux qui vont mourir".

 

 

 

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