éditorial

L'édito de Michaël Darmon

A propos...

Journaliste au service économie et politique de TF1 de 1990 à 1993, il est le correspondant de la RTBF à Jérusalem de 1992 à 1993. En 1994, il entre à France 2, au sein du service politique. Il suit l...
Michaël Darmon ©Anthony Ghnassia
Politique

Premier grand oral pour Laurent Wauquiez 

Premier grand oral pour Laurent Wauquiez 

Le nouveau président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, passait ce jeudi soir sur France 2 son premier grand oral en tant que chef de file de la droite.

Hier soir, Laurent Wauquiez a passé son baptême du feu médiatique comme nouveau président des Républicains, dans un contexte compliqué pour l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy

C’est un président de parti fragilisé et sous surveillance qui doit par ailleurs présenter son équipe dirigeante ce week-end. Laurent Wauquiez veut marquer son territoire à droite alors que plusieurs obstacles se dressent déjà sur sa route, qu’il veut tracer en direction de la présidentielle de 2022. En interne tout d’abord. Ainsi, ses anciens adversaires de l’élection lancent une fronde et un ultimatum : si Laurent Wauquiez ne leur accorde pas la place promise au vu de leurs résultats à l’élection, ils claqueront la porte. Maël de Calan et Florence Portelli accusent Laurent Wauquiez de préférer les petites combinaisons entre barons et de renier les promesses de rassemblement. Il faut savoir qu'une centaine de cadres et d’élus de terrains ont déjà quitté le parti, d’autres menacent de les imiter. Autre front à l’intérieur du parti : Valérie Pécresse. Son mouvement "Libres" a été reconnu comme mouvement associé et elle compte exercer son rapport de force.

Les électeurs de Wauquiez qui n’ont pas voté Macron, envoient tout de même un message au nouveau patron des Républicains : "Ne pas s’opposer frontalement à Macron", dont ils apprécient certains aspects de sa politique économique. Pas facile dans ce cas de construire un statut d’opposant. Quelle est sa stratégie ? Tout d’abord, ne pas se laisser imposer son tempo ni son agenda et plonger dans les affaires du parti. On ne l’a pas entendu pendant plus de dix jours sur les sujets jusqu'à hier soir. Maintenant que son équipe est construite, il grimpe sur le ring et veut faire monter en force son gouvernement fantôme, le "shadow cabinet", face aux ministres.

Le propos est clair en petit comité : il faut assécher le FN, avec une Marine Le Pen considérée comme ayant perdu le leadership, et construire une candidature de la droite anti-Macron la plus large possible. L'objectif étant d'être présent au second tour de l’élection présidentielle.

Mais le chemin est encore loin pour devenir cette machine à gagner. Selon plusieurs hauts cadres de l’équipe Wauquiez, le président doit améliorer son image au sein de la droite. Illustration : pour l’élection partielle prévue dimanche dans le Val-d’Oise, le candidat LR Antoine Savignat a invité dans sa circonscription Gérard Larcher et Valérie Pécresse, mais pas le président de son propre parti Laurent Wauquiez...

>> L'intégralité de la chronique est disponible en podcast

 

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