Philippe de Villiers : "Les fondateurs de l’Europe étaient conspirationnistes"

Philippe de Villiers
Philippe de Villiers, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Philippe de Villiers, ancien ministre, ancien président du MPF, fondateur du Puy du Fou et auteur de "J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu" (éd. Fayard) était l’invité d’André Bercoff lundi 25 mars, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

"Le gêne déconstructeur qui mine et fragmente l'Europe d'aujourd'hui, était dans l'ADN des intentions des pères fondateurs"

Philippe de Villiers explique tout d'abord pourquoi il a écrit ce livre : "J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu" (éd. Fayard) maintenant : "Pendant des années j'ai entendu nos hommes politiques nous expliquer 'il y a un problème avec l'Europe, c'est une dérive et on va corriger la dérive'. Et puis, tout à coup, je suis tombé sur deux documents. Une lettre de la Chase Manhattan Bank à Jean Monnet qui lui annonce qu'il a désormais un compte et qu'il a un premier acompte de la Ford Foundation, qui est une courroie de transmission de la CIA, de 150.000 dollars".

Puis, l'ancien ministre évoque une photo d'Einstein en officier du national-socialisme, en 1944 : "Il va être arrêté par les Américains, il va être 'rééduqué', comme on dirait aujourd'hui déradicalisé, pour ensuite être à l'origine du traité de Rome". Au final, Einstein a été l'un des jurés d'Hitler au Capitole. Et de se demander : "Pourquoi n'a-t-on rien su ?" Philippe de Villiers dit avoir ainsi voulu démontrer que "le gêne déconstructeur qui mine et fragmente l'Europe d'aujourd'hui, une Europe sans corps, une Europe sans tête, une Europe sans âme, une Europe sans frontières, était dans l'ADN du corps d'intentions des pères fondateurs".

"L'Europe ne devait pas être gouvernée par un super État"

Pour lui, Schuman, Monnet et Einstein étaient des hommes fragilisés. En outre, Philippe de Villiers estime : "L'Europe ne devait surtout pas être gouvernée par un super État, mais par un gouvernement administratif acéphale sous le contrôle des Américains". Il poursuit : "Le grand rêve du capitalisme mondialisé est d’avoir un seul marché planétaire. Pour cela, il faut déconstruire les Nations".

Il précise aussi que son ouvrage se base sur 111 pages d'archives et qu'il n’est donc "pas fait de rumeurs!" Et de poursuivre : "Mon livre n’est pas complotiste, ce sont les fondateurs de l’Europe qui étaient conspirationnistes". Enfin, il n'hésite pas à critiquer le gouvernement actuel en expliquant : "Il y a ceux qui veulent faire l’Europe avec les vieilles nations comme Orban et ceux qui veulent faire l’Europe sans Macron". 

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