Olivier Besancenot "extrêmement inquiet" pour les parrainages de Philippe Poutou

Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, a confié que la course aux parrainages de son candidat, Philippe Poutou, était compliquée et que ça allait se jouer "dans un mouchoir de poche".

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) pourra-t-il présenter un candidat pour le premier tour de l'élection présidentielle ? Invité de l'émission Territoires d'Infos sur Sud Radio et Public Sénat, Olivier Besancenot, porte-parole du parti, a reconnu que la récolte des parrainages pour Philippe Poutou était difficile.

"Ça va se jouer dans un mouchoir de poche, a reconnu Olivier Besancenot. On est extrêmement inquiet. Je lance un appel solennel aux maires pour leur dire 'Vous avez le pouvoir de permettre à des courants comme le notre de s'exprimer'. J'espère que ce type d'initiative pourra être entendue et je demande aux partis institutionnels de lâcher la pression sur les maires."

Olivier Besancenot a justifié de la nécessité, pour son candidat, d'être présent à l'élection présidentielle pour parler de la question sociale, plutôt que d'évoquer seulement l'insécurité, qui fait les gros titres suite aux violences dans les quartiers : "L’instrumentalisation de ce qui se passe dans les quartiers, c’est la tarte à la crème de bon nombre de responsables politiques, qui jouent sur la peur. Mais derrière tout ça, il y a aussi la question sociale. On ne parle pas du logement, de la santé, de l’emploi, des salaires. Si on n’était pas là, on passerait l’entièreté d’une campagne électorale à parler de l’insécurité."

Le porte-parole du NPA a également prôné une meilleure répartition des richesses au sein de la société : "Il faut aller au-delà de la suppression du CICE. Il faut prendre l’argent dans la poche où on nous l’a pris. La répartition des richesses est devenu un sujet tabou à gauche. C’est devenu de plus en plus inégalitaire. On a volé à la majorité de la population l’équivalent de 10 % du PIB chaque année. C’est 10 % du PIB, ça représente 200 milliards d’euros annuels. Si on récupère ce qu’on nous a volé, vous pouvez augmenter tous les salaires de 300 euros nets."

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