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Nicolas Bays (PS) : “Nos forces armées sont prêtes”

Par Lucie Blanchard

Interview - Nicolas Bays, député socialiste du Pas-de-Calais et vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, était l'invité de Sud Radio dans le journal de 7h, ce jeudi 25 septembre. Il promet une traque des responsables de l'assassinat d'Hervé Gourdel.

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Au lendemain de l'assassinat de l'otage français en Algérie, Hervé Gourdel, Nicolas Bays, député socialiste du Pas-de-Calais et vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, était l'invité d'Olivier Freiss, à 7h, dans le journal de Sud Radio."Aujourd'hui, la France doit être ferme, elle ne doit pas céder, et traquera les responsables de cet acte odieux", a-t-il déclaré. Concernant la lutte contre les filiales djihadistes, il précise que "mis à part le cafouillage de ces derniers jours, les Français qui reviennent de Syrie sont suivis par nos services". Ces derniers sont aujourd'hui "plus que mobilisés", "mais il est clair qu'avec notre intervention en Irak, et la montée de ce fanatisme, il faudra être plus vigilant".Concernant la sécurité sur le territoire national, et l'absence de relèvement du niveau du plan Vigipirate, "ce n'est que la partie visible de cette protection interne, estime-t-il, mais nous avons énormément de services au travail", assure-t-il.

“La France ne veut pas montrer un soutien au régime de Bachar al-Assad”

A propos des trois djihadistes français revenus de Syrie sans être inquiétés mardi, "ce cafouillage montre que nous avons un problème de liaison actuellement avec la Turquie", note le député. Sur la lutte contre les filières djihadistes, "nos forces armées sont prêtes, elles s'entraînent pour cela, elles sont équipées pour cela, mais l'intervention militaire n'est pas le seul moyen de lutter contre l'EI. Comme l'a dit François Hollande, il faut aussi tarir les sources de financement et les sources d'approvisionnement en hommes qui viennent du monde entier et notamment d'Europe".Enfin, concernant l'éventualité d'une intervention en Syrie au côté des Etats-Unis, "la France ne veut pas montrer un soutien au régime de Bachar al-Assad", rejette Nicolas Bays. "La France, quand elle intervient dans le monde, c'est toujours sous couvert d'un accord international ou bilatéral comme en Irak", rappelle-t-il.

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