"Muselier a prêté la main à une opération de déstabilisation de la droite" pour Bruno Retailleau

Renaud Muselier a annoncé quitter les Républicains. Pour Bruno Retailleau, invité du “petit déjeuner politique” le 24 novembre sur Sud Radio, "Muselier a prêté la main à une opération de déstabilisation de la droite".

Retailleau crise
Bruno Retailleau, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 24 novembre, dans "le petit déjeuner politique".

Refus de Xavier Bertrand du soutien de Renaud Muselier, situation dans les Antilles, Covid, vote du budget, campagne des présidentielles : Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe LR au Sénat, répond aux questions de Patrick Roger. 

Bruno Retailleau : "Renaud Muselier a prêté la main à une opération de déstabilisation de la droite"

Le vote des adhérents LR au Congrès pour désigner leur candidat approche. Xavier Bertrand a-t-il eu raison de refuser le soutien de Renaud Muselier, qui avait attaqué Éric Ciotti ? "Il a eu raison !, affirme Bruno Retailleau. Renaud Muselier a prêté la main à une opération de déstabilisation de la droite, qui avait d'ailleurs été sciemment expliquée dans un Journal du dimanche par le Premier ministre, puis il a gagné. Quand on gagne, on est magnanime, on essaie de rassembler et pas de régler les comptes, estime Bruno Retailleau. Pour lui, Renaud Muselier veut taper sur sa famille politique pour l'affaiblir".

"La politique est une ligne de clarté, elle a toujours été la mienne, assure le sénateur. Constance, cohérence, clarté en politique, c'est capital. Ce qui honore la politique, ce sont les convictions, je n'en ai pas changé, souligne-t-il. Ou bien Renaud Muselier se reconnait dans nos convictions, ou bien il est dans un jeu politicien qui ne vise qu'à nous affaiblir et à ce moment-là, il doit en tirer lui-même les conséquences..." Ce que Renaud Muselier semble avoir fait, puisqu'il a annoncé le 24 novembre à 8h40 quitter les Républicains.

"Édouard Philippe n'est pas de droite"

 

Édouard Philippe tend les bras à tous ceux de la droite et du centre. "Il a échoué sur beaucoup de plans lui, répond Bruno Retailleau. Édouard Philippe n'est pas de droite, il fait partie de cette droite qui a fait perdre la droite, qui a désespéré nos propres électeurs, partis soit dans l'abstention, soit dans les partis extrêmes".

Concernant Éric Zemmour, le sénateur estime que "c'est un esprit brillant, mais on ne peut pas s'improviser président de la République et candidat. C'est une météorite médiatique et je ne pense pas que ça prospère beaucoup. C'est l'assurance tout risque pour Emmanuel Macron". Bruno Retailleau précise qu'il n'y a pas de favori au congrès LR : "les jeux sont très ouverts".

 

 

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