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Moncontour : face aux menaces, le maire démissionne

Par La rédaction

Élu dès le premier tour des municipales, le maire de Moncontour a démissionné après des dégradations visant ses biens personnels.

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Face aux menaces, le maire démissionne déjà. ((Pascal Pavani - AFP)

Maison taguée, véhicule dégradé : le maire de Moncontour (Côtes d’Armor) démissionne déjà, face à “des faits inadmissibles". Un rassemblement est organisé sur place ce lundi 30 mars. Des faits qui s'ajoutent à d'autres agressions contre des élus au soir du second tour des élections municipales.

Moncontour : des actes d'intimidation

"Ce qui l’a décidé à démissionner, ce sont deux actes de vandalisme en à peine une semaine, précise Julie Gaudin, première adjointe au maire de Moncontour (Côtes-d’Armor), au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Le soir du conseil d’installation, son domicile a été taggé. Quelques jours plus tard, sa voiture personnelle a été rayée. Déjà, il y a quelques années, il avait déjà été victime de vandalisme alors qu’il était premier adjoint. C’est un traumatisme pour lui et sa famille."

Une subvention à une école privée pourrait être la cause de ces actes d’intimidation, le tag en reprenant le montant. "L’enquête est en cours. On est en place depuis une semaine, nous n’avons pris aucune décision. C’est ce qui nous a inquiété. Cette subvention est allouée depuis plus de 25 ans à l’école privée. Le montant est le même et a été voté avec l’ancienne équipe municipale. Il y a eu un malentendu de la part de certaines personnes à ce sujet."

"Une attaque contre la démocratie"

Moncontour compte 750 habitants, "dont 300 à la maison de retraite, précise Julie Gaudin, première adjointe au maire de Moncontour (Côtes-d’Armor), sur l'antenne de Sud Radio. Historiquement, il y a toujours eu un peu une guerre entre nos deux écoles, privée et publique. Pour certaines personnes, une municipalité n’a pas à financer une école privée. En Bretagne, nous en avons beaucoup, et cela contribue à ce malaise pour ces personnes. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui."

"Pour nous, c’est une attaque personnelle et contre la démocratie." Le jeune maire nouvellement élu, Olivier Pellan, pourrait-il revenir ?"Nous nous rassemblons ce matin avec les adjoints. Je ne pense pas qu’on puisse le faire changer d’avis, il a été trop impacté. Le préfet aurait acté sa démission, aussi bien en tant que maire et conseiller municipal. Maintenant, nous n’avons qu’à accepter sa décision personnelle, pour lui et sa famille. Il faut avancer pour notre commune."

Retrouvez "Sud Radio vous explique" chaque jour à 7h40 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

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