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Migrants : "Il aurait fallu collaborer avec les maires" pour M. Rivasi

Par Jérémy Jeantet

Michèle Rivasi, députée européenne et candidate à la primaire EELV pour la présidentielle, s'est dit pour le démantèlement de la jungle de Calais, qui a débuté ce lundi, mais reproche la méthode du Gouvernement qui a été d'imposer plutôt que de discuter avec les maires prêts à accueillir des migrants.

Invitée de l'émission Territoires d'Infos, dans le Grand Matin Sud Radio et sur Public Sénat, Michèle Rivasi a réagi à l'évacuation de la jungle de Calais, qui a débuté ce lundi matin."Je suis pour un démantèlement parce que ce bidonville n'était pas, d'un point de vue humanité, acceptable", a expliqué la députée européenne et candidate à la primaire EELV.Souhaitant un centre de transition d'urgence pour assurer l'après-jungle pour les migrants, Michèle Rivasi a également critiqué la position un peu trop autoritaire du Gouvernement quant à la répartition de ces populations sur le territoire : "Sur la méthode, j'ai envie de dire au Gouvernement qu'il y a énormément de maires qui étaient prêts à en accepter, dans plein d'endroits en France. Plutôt que d'imposer, il aurait fallu collaborer avec les maires volontaires. Après, il y aurait eu une meilleure acceptabilité sociale. Je pense qu'il y a eu une erreur de méthode."Interrogée sur le cas de Notre-Dame-des-Landes, Michèle Rivasi a répété son opposition au projet de nouvel aéroport et a même indiqué que, "si la police intervient (pour évacuer la ZAD, NDLR), je pense qu'il y aura des violences, donc ce n'est pas la peine que la police intervienne".Qualifiée pour le second tour de la primaire EELV, la députée européenne assure qu'elle ira "jusqu'au bout" et qu'elle entend "défendre le projet écologiste".

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