Macron rencontre des associations harkies après la polémique sur la colonisation

Macron rencontre des associations harkies après la polémique sur la colonisation

Le candidat d’En Marche! a rencontré ce matin des associations harkies, deux mois après la controverse déclenchée par ses propos sur l’Algérie, lorsqu'il avait qualifié la colonisation de "crime contre l’humanité".

Un simple tweet, accompagné d’une photo, ont suffi à annoncer la nouvelle. Ce jeudi matin, Emmanuel Macron a rencontré des associations harkies, afin de "préparer l'avenir en réconciliant les mémoires", comme il l’écrit sur son compte officiel. Cette réunion secrète était organisée dans le bureau de son QG de campagne, à l’abri des médias.

Cette rencontre intervient près de deux mois après le déplacement d'Emmanuel Macron en Algérie, où il avait qualifié la colonisation de "crime contre l’humanité" et de "vraie barbarie". Plusieurs associations de Pieds-noirs et de harkis avaient réagi à ses propos et exprimé leur mécontentement. Aujourd’hui, le leader d’En Marche! demande à ce que l’histoire des harkis soit "reconnue" et que leur mémoire soit "honorée".

"Il y a toujours, à propos de cette période de l'histoire de notre pays, une guerre des mémoires. Il est important d'affronter notre passé pour que les Français puissent construire leur avenir commun", explique l'ancien ministre, cité par son entourage.

Une période sombre de l’Histoire

Lors de la guerre d’Algérie (1954-1962), les musulmans algériens étaient recrutés comme auxiliaires de l'armée française. Les harkis avaient pour mission de se battre contre les indépendantistes du Front de libération nationale (FLN). On estime qu’ils auraient été au total environ 200 000 à servir dans l'armée française.

Après les accords d'Evian le 18 mars 1962, 75 000 harkis sont victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes, après avoir été abandonnés par l’armée française. Quelques 60 000 d’entres eux ont décidé de quitter le sol algérien et ont été admis en France. 

La communauté avait dû attendre 2012 et Nicolas Sarkozy - dans les derniers jours de sa présidence - pour que la France reconnaisse sa "responsabilité" dans l’abandon des harkis.

 

Alexandra SEGOND

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