"LR a un problème de ligne idéologique", regrette Agnès Evren

"Il faudra clarifier notre ligne idéologique, notre talon d'Achille", plaide Agnès Evren. La députée européenne LR et vice-présidente des Républicains était l'invitée du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

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Agnès Evren, interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le mercredi 18 mai, dans "le petit déjeuner politique".

Élisabeth Borne à Matignon, la composition du gouvernement, la bataille des législatives, l'état de LR : Agnès Evren a répondu aux questions de Patrick Roger.

"LR n'est pas dans une opposition pavlovienne"

Après une "cuisante défaite" à l'élection présidentielle, Les Républicains veulent sortir la tête de l'eau. Si une trentaine de députés étaient pressentis pour rejoindre les rangs de la majorité, il y a finalement eu "très peu de défections", note Agnès Evren. "Cela prouve qu'on a une colonne vertébrale, des convictions et des valeurs", se réjouit la députée européenne.

Le président du groupe LR à l'Assemblée nationale doit toutefois prendre sa décision dans les prochaines heures. "Il faut arrêter avec les excommunications", plaide la vice-présidente du parti qui préfère juger les comportements. "Rallier le camp de l'adversaire au lendemain d'une défaite, c'est assez peu élégant. Le rallier dans le cadre d'une recomposition, dans quelques mois, à la limite ça peut se discuter", explique-t-elle. Les Républicains ne s'inscrivent pas dans une opposition "pavlovienne", assure Agnès Evren, qui rappelle que le groupe a voté "30% des textes à l'Assemblée et 70% au Sénat". 

La ligne idéologique : "C'est notre talon d'Achille"

Après avoir "dominé la Ve République" et donné cinq présidents, les héritiers du gaullisme ont "une responsabilité collective de rebâtir notre famille politique", arguant que "nos idées sont majoritaires". Pour cela, Agnès Evren souhaite "clarifier" la ligne idéologique du parti, coincé entre le camp des progressistes et des populistes. "C'est notre talon d'Achille", reconnait-elle. "LR a un problème de ligne idéologique, au-delà de l'incarnation", regrette l'élue.

Les militants Républicains devront élire un nouveau président à la rentrée prochaine. Une refondation qui aura pour objectif de "savoir comment faire coexister les trois courants de la droite classique" : orléanisme, légitimisme et bonapartisme.

À l'approche des élections législatives, le parti compte sur "des élus extrêmement enracinés, qui ont l'expérience et un bilan pour les sortants". L'eurodéputée mise "sur un groupe assez conséquent pour peser sur les orientations politiques". 

 

 

 

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