"Les Républicains peuvent mourir demain" assure Gilles Platret

Gilles Platret, vice-président des Républicains et maire de Chalon-sur-Saône, était l'invité du “petit déjeuner politique” sur Sud Radio.

Républicains
Gilles Platret, interviewé par Patrick Roger sur Sud Radio, le 26 avril, dans "le petit déjeuner politique".

Quel est le positionnement des Républicains, 2 jours après la réélection d'Emmanuel Macron ? Quel avenir pour le parti ? Gilles Platret a répondu aux questions de Patrick Roger.

Les Républicains : "Valérie Pécresse était une candidate dont n'émanait pas l'envie de gagner"

Gilles Platret s'est mis en retrait de la campagne des présidentielles de Valérie Pécresse. "On sentait la catastrophe arriver !" explique-t-il. Pour lui, la candidate était "très mal entourée. Par des gens qui, immédiatement arrivés, ont essayé de doubler LR plutôt que faire confiance à ceux qui étaient sur le terrain". Le maire de Chalon-sur-Saône soulève également un "problème programmatique. On n'a pas abordé de front le problème de l'islamisme dans cette campagne. Elle l'a mis sous le boisseau, au nom du respect de la laïcité. Or, ça ne suffit pas à régler ce problème de l'islamisme".

"Valérie Pécresse était une candidate dont n'émanait pas l'envie de gagner déplore par ailleurs Gilles Platret. Quand on a connu des bêtes politiques comme Chirac et Sarkozy, qu'on les aime ou pas, ça suintait l'envie de gagner ! Là c'était mou, artificiel ! Valérie Pécresse est une très bonne présidente de région, mais il y avait quelque chose qui manquait". C'est pour lui "un problème d'incarnation. Aujourd'hui, nous n'avons pas l'incarnation de nos idées. Qu'on aime Monsieur Macron ou pas, il incarne quelque chose". Il précise quand même : "Je le combats, ce n'est pas un ralliement".

 

Gilles Platret : "Les Républicains peuvent mourir demain"

Les Républicains sont-ils entre la vie et la mort ? Gilles Platret confirme que "le parti est menacé, tous les partis sont mortels". Selon lui, "les Républicains peuvent mourir demain". "Oui, il y a une question de survie. Soit on essaie de survivre dans le cadre des législatives en restant indépendants. Soit on se fond dans le macronisme pour essayer de surnager, comme le propose Nicolas Sarkozy. La question est déjà tranchée affirme Gilles Platret. Le bureau politique a annoncé n'être fongible ni dans le macronisme, ni dans le lepénisme.

"Les Républicains ne se rallieront pas à Emmanuel Macron, mais il peut y avoir des ralliements individuels". Gilles Platret "appelle tout le monde. Par respect pour les électeurs, qu'on reste fidèle au combat qu'on a mené. Qu'on n'aille pas manger dans la gamelle de l'adversaire !" "Peut-être qu'on perdra, mais il vaut mieux perdre dans l'honneur que gagner avec la trahison !" Gilles Platret annonce : "dans les années qui viennent, je participerai à la refondation de la droite républicaine. Peut-être que je vais arrêter de travailler pour les autres et me mettre à mon propre compte".

 

Retrouvez "L’invité politique" chaque jour à 8h15 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger et Cécile de Ménibus.

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