Julien Aubert : "C'est la première réforme institutionnelle qui affaiblit le Parlement"

Assemblée nationale - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT - AFP

Le député LR du Vaucluse, Julien Aubert, était l'invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

30 % de parlementaires en moins, 15 % de députés élus à la proportionnelle, le Conseil économique, social et environnemental réduit de moitié... Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé ce mercredi les grandes lignes de la réforme institutionnelle voulue par l'exécutif.

Invité du Grand Journal de 18h sur Sud Radio, le député LR du Vaucluse Julien Aubert a regretté les orientations retenues par le gouvernement.

Pour lui, l'insertion d'une dose de proportionnelle dans l'élection des députés est "une machine à instabilité" et risque de "créer deux catégories de députés, ceux qui devront leur réélection à leur travail dans leur circonscription" et "ceux qui seront élus parce qu'ils auront pris le thé avec le secrétaire général de leur parti politique".

Autre critique, la diminution du nombre de parlementaires va "créer de grandes circonscriptions et éloigner les parlementaires, déjà très critiqués, de leurs concitoyens, alors que, pour sauver la démocratie, on a besoin de proximité, que les gens comprennent l'action qui est faite et nous voient travailler."

Lâchant du lest, le gouvernement a décidé de ne pas retenir la limitation du droit d'amendement des députés dans le texte présenté ce mercredi en conseil des ministres. Pas de quoi rassurer Julien Aubert pour autant : "Il est trop bon, ce gouvernement, de nous permettre d’amender des textes de loi. Le droit d’amendement était le chiffon rouge agité de manière à distraire notre attention. C’est la première réforme institutionnelle qui va affaiblir le pouvoir du Parlement et couper les liens de représentativité entre les élus du peuple et la représentation."

Écoutez l'interview de Julien Aubert, invité du Grand Journal de 18h au micro de Véronique Jacquier

 

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