Jean-Luc Moudenc : "Une bonne chose si nous avons la LGV Bordeaux-Toulouse dans 10 ans"

Jean-Luc Moudenc, maire LR de Toulouse

Jean-Luc Moudenc, le maire Les Républicains de Toulouse était l'invité du Grand Matin Sud Radio.

Journée importante pour la future ligne à grande vitesse reliant Bordeaux à Toulouse. Les élus locaux concernés rencontrent le Premier ministre, Édouard Philippe, ce vendredi, alors que le projet a été validé par le comité d'orientation. Toutefois, ce dernier prévoit un calendrier encore trop lointain, estiment les élus locaux.

Invité du Grand Matin Sud Radio, le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a invité le gouvernement a être "plus audacieux" que ce comité d'orientation.

"Le comité d'orientation a retenu, parmi tous les projets de LGV, le Bordeaux-Toulouse comme prioritaire, a-t-il confirmé. Simplement, les dates et les budgets qui sont suggérés sont insuffisants ou très lointains. Nous allons demander au gouvernement, qui doit prendre une décision d'ici la fin de ce mois, de prévoir quelque chose de beaucoup plus volontaire."

 

"Cette LGV, on en parle depuis 1991 et je ne peux pas admettre que Toulouse, qui est la 4e ville de France, l’agglomération française qui connaît la plus forte progression démographique et économique, soit la seule capitale régionale exclue du réseau à grande vitesse, a poursuivi Jean-Luc Moudenc. Nous, élus locaux, la voulons le plus tôt possible. Si on a des premiers coups de pioche d’ici 2025, 2026, ce sera déjà pas mal. Il faut être réalistes, ça ne sert à rien de raconter n’importe quoi. C’est un dossier qui a pris beaucoup de retard (...) Si nous avions cela dans 10 ans, ce serait une bonne chose."

En tant que maire d'une grande agglomération, Jean-Luc Moudenc est également revenu sur la mise en place de la Police de sécurité du quotidien, dont les contours ont été précisés jeudi par le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb : "L’État a décidé de s’occuper des quartiers qui sont prioritaires, pas seulement pour des raisons sociales, mais pour des raisons de sécurité. Le Mirail connaît des règlements de comptes, des assassinats, des trafics, qui ont pris une ampleur considérable. Le fait qu’il y ait une volonté nouvelle et la volonté d’installer des policiers nationaux qui vont se consacrer à ce quartier est quelque chose de positif."

Écoutez l'interview de Jean-Luc Moudenc, invité du Grand Matin Sud Radio, présenté par Patrick Roger et Sophie Gaillard

 

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