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Jean-Lin Lacapelle : "Emmanuel Macron incarne le projet de l'anti-France"

Par Jérémy Jeantet

Jean-Lin Lacapelle, secrétaire général adjoint du Front national, était l'invité de Territoires d'Infos, sur Sud Radio et Public Sénat.

À deux jours du second tour de l'élection présidentielle, le secrétaire général adjoint du Front national, Jean-Lin Lacapelle, a tenu à afficher sa confiance dans la victoire, dimanche, de sa candidate, Marine Le Pen.

"Je me méfie des sondages, a-t-il expliqué dans l'émission Territoires d'Infos, présentée par Cyril Viguier, sur Sud Radio et Public Sénat, alors que Marine Le Pen est en recul depuis sa prestation lors du débat, mercredi soir. J'ai confiance dans les Français. Notre objectif est de recueillir 50 % des suffrages et une voix, nous avons confiance. Je pense qu'il va se passer encore beaucoup de choses d'ici dimanche soir et je crois que Marine Le Pen gagnera."

S'il a rapidement rappelé les points du programme de Marine Le Pen, à savoir une maîtrise de l'immigration, la fermeture des frontières, la baisse des charges sociales et l'accès aux marchés publics pour les PME, Jean-Lin Lacapelle a surtout passé son temps à critiquer l'adversaire, Emmanuel Macron, qui, selon lui, "incarne le projet de l'anti-France".

Premier angle d'attaque, son bilan : "Je rappelle qu'Emmanuel Macron était ministre sous François Hollande et, sous son ministère, il y a eu 380 000 chômeurs supplémentaires. Si on continue avec la même équipe, on n'y arrivera pas."

Ensuite, son incapacité à rassembler une majorité aux législatives : "Dès le 8 mai, on rentrera dans les projets des législatives. Si c'est Emmanuel Macron qui est élu, il lui faudra une majorité parlementaire. Je ne pense pas qu'il ait la capacité et les conditions nécessaires pour rassembler une majorité lui permettant de gouverner de façon stable."

Enfin, les traditionnelles accusations frontistes sur les liens de M. Macron avec le fondamentalisme islamiste : "Sur le soutien de l'UOIF à Emmanuel Macron, nous avons un vrai point de divergence. Ensuite, quand il ment en disant qu'il ne connait pas Mohamed Saou et, qu'en privé, il vante les mérites de cet islamiste, il a été piégé."

Interrogé sur l'action de Greenpeace, ce vendredi matin, qui a déployé une banderole anti-FN à la tour Eiffel, Jean-Lin Lacapelle a mis en cause le président de la République, François Hollande : "Il y a un certain nombre de militants d'extrême-gauche qui ont le droit de faire ce qu'ils veulent. Certains brûlent des policiers, d'autres frappent des professeurs... Il y a une impunité. Quand François Hollande va au chevet du jeune Théo, il envoie un signe très fort. Il est du côté des voyous, des casseurs, ce qui n'est pas le cas de Marine Le Pen qui, si demain elle est élue, restaurera un État fort. La mission du président est d'abord de soutenir nos forces de l'ordre. Je met en cause François Hollande qui a laissé se développer le laxisme et ce sentiment d'impunité."

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