éditorial

L'édito de Véronique Jacquier

Véronique Jacquier
Politique

Grève Pour Le Climat #MarcheDuSiècle : Est-ce que ça sert à quelque chose ?

Aujourd’hui des lycéens et des étudiants se mettent en grève pour dénoncer l’inaction climatique à l’appel de la jeune suédoise Greta Thunberg. Demain samedi des dizaines d’associations prennent le relais pour une marche pour le climat à Paris appelée « Marche du siècle ». Est-ce que se mobiliser de cette façon sert à quelque chose …

Allez ! Je vais être un peu vache. Ça sert à faire vivre les associations ! Quelles soient lycéennes ou écologistes. Mais depuis quelques années il y a une prise de conscience populaire. La disparition de la biodiversité c’est une réalité. La fonte de la banquise sur les pôles c’est une réalité, les moins 50 degrés aux Etats Unis tandis qu’il fait 49 degrés en Australie aussi.

La transition écologique est le 2 eme sujet de préoccupations des français qui ont participé au débat national, après la fiscalité. Le problème c’est que cette prise de conscience populaire l’est dans nos pays développés. Or il faudrait que les indiens, les chinois et les africains se mobilisent aussi ! Ceux sont les plus gros pollueurs de la planète.

Mais ce qui se passe dans nos pays européens est un bon signal. Pourquoi ? Parce que se développe l’idée que l’écologie punitive ça ne marche pas. On est en train de passer à l’écologie éducative, incitative. Ainsi on apprend aux enfants de classes maternelles des comptines sur la protection de notre planète bleue. Ainsi demain des lycéens après avoir fait grève aujourd’hui vont manifester avec un sac poubelle à la main pour ramasser des déchets dans les villes. Le fait de se mobiliser de la sorte n’est donc pas une mauvaise idée, ni une idée stérile. Elle fait avancer à tout petit pas mais très concrètement la cause pour le climat.

 

Oui mais n’y a-t-il pas de l’hypocrisie à manifester sans changer son mode de consommation ? De l’ambigüité plutôt. Les jeunes qui font grève aujourd’hui seront peut-être les premiers à jeter leurs mégots dans la rue en se moquant pas mal qu’il mette dix ans à se décomposer. Ils ne vont pas lâcher leur scooter pour la marche à pied ni leur smartphone qui engendre des pollutions considérables quand il s’agit de retourner la terre pour trouver des métaux rares pour leur élaboration.

Le changement commence par l’action individuelle. Fini les fraises du Chili en hiver. On mange local en fonction des saisons. On éteint la lumière en quittant le bureau. On change son mode de chauffage s’il est trop polluant. Il faut tous se bouger sans revenir à l’Antiquité et sans renier la modernité.

Les rubriques Sudradio