Gilets Jaunes : "Ça ne peut pas être la rue qui gouverne" selon Julien Aubert

Julien Aubert, député LR du Vaucluse, secrétaire général adjoint des Républicains et président d'Oser la France, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

"On ne peut pas rentrer dans une épreuve de force de rue." Trois jours après la manifestation du 17 novembre des Gilets Jaunes, Julien Aubert considère que le ministre de l'Intérieur a raison de durcir le ton et d'annoncer vouloir mettre fin aux blocages qui subsistent encore.

"Quand on sort de trois jours qui ont fait un mort et 525 blessés, on ne peut pas laisser l'économie française en otage",  a estimé Julien Aubert, député LR du Vaucluse, secrétaire général adjoint des Républicains et président d'Oser la France, invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Je sais que le gouvernement est buté, je le déplore, mais nous ne pouvons pas soutenir un blocage des raffineries

Pour lui, malgré tout, cette "grogne est légitime", mais Julien Aubert voit "une différence entre le gilet jaune qui descend le samedi pour manifester son ras-le-bol et le gilet jaune qui peut bloquer une raffinerie".

 

 

Cette colère doit, pour autant, s'exprimer à travers la représentation nationale et non dans la rue : "Ça ne peut pas être la rue qui décide. Il y a un gouvernement légitime et notre travail à nous, représentants de la nation, c'est d'exercer la pression nécessaire pour obtenir la révision de cette fiscalité, qui est intenable compte tenu des circonstances économiques."

"Je sais que le gouvernement a été buté, je le regrette profondément, mais nous ne pouvons pas soutenir un blocage des raffineries", a-t-il ajouté, dénonçant également "des mesurettes" annoncées par le gouvernement pour faire passer la pilule de la hausse des taxes, "qui concernent seulement 25 % de la population". Julien Aubert préconise plutôt de "rendre les recettes de TVA, perçues sur la hausse du baril majoré de la taxe carbone, aux Français" et surtout d'arrêter "avec une fiscalité qu'on a prévue à la hausse, parce que le problème va s'aggraver d'année en année".

Je n'ai jamais dit qu'il fallait interdire le voile pour les mineurs. Je n'ai jamais dit qu'il fallait changer de prénom

 

Interrogé sur son "Livre Tricolore sur les Islam(s)", paru la semaine dernière, Julien Aubert a voulu faire une mise au point après les premières informations qui ont circulé ces derniers jours : "Le cœur de ce livre, c'est la structuration d'un Islam qui serait départemental et refléterait mieux les réalités. C'est un sujet très sensible, les politiques l'évitent et pourtant, les hommes et les femmes vous en parlent tous les jours. L'Islam a toute sa place parmi les religions, mais la culture d'accueil devrait être préservée pour permettre l'assimilation des populations. Les médias en font une polémique parce qu'ils ne l'ont pas lu. Je n'ai jamais dit qu'il fallait interdire le voile pour les mineurs. Je n'ai jamais dit qu'il fallait changer de prénom, seulement qu'il serait bon d'adjoindre un deuxième ou un troisième prénom issu du calendrier français pour pouvoir en changer plus tard si vous le souhaitez, afin de mieux s'intégrer."

 

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