Geoffroy Didier (LR) : "le défi, c'est l'Europe qui protège ses frontières"

Geoffroy Didier
Geoffroy Didier, vice-président LR de la région Ile-de-France et secrétaire-général délégué des Républicains, invité de Sud Radio. Sud Radio

Geoffroy Didier, vice-président LR de la région Ile-de-France et secrétaire-général délégué des Républicains, était l’invité politique de Patrick Roger mercredi 30 janvier sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 7h40.

L'Europe avec la présentation des têtes de liste LR pour les élections européennes, la colère des Gilets Jaunes, le retour des djihadistes en France, les sujets tranchants étaient nombreux au menu du petit déjeuner politique de Patrick Roger avec Geoffroy Didier.

"C’est une folie que d’imaginer que l’on puisse faire revenir en France des djihadistes qui vont devenir des bombes humaines. Je ne comprends pas que le gouvernement envisage cela. Nous, Républicains, réclamons une détention de sûreté pour ceux qui sont déjà rentrés. 

"Pour moi, ils sont djihadistes avant d'être Français, ils doivent rester là où ils sont"

Réagissant aux propos de Christophe Castaner, qui affirme qu'avant d'être djihadistes, ils sont Français, Geoffroy Didier affirme tout le contraire : "Pour moi ils sont djihadistes avant d’être Français. Ces personnes doivent rester là où elles sont et en aucun cas rentrer en France. Si le gouvernement parvenait à mettre hors d'état de nuire les djihadistes qui se trouvent sur notre territoire, cela se saurait. Ils doivent rester là où ils se trouvent."

Geoffroy Didier : "le trio pour les européennes, trois bonnes nouvelles"

Concernant les européennes, Geoffroy Didier soutient le choix opéré par Laurent Wauquiez et la Commission nationale d'investiture des Républicains

"Ce trio, ce sont trois bonnes nouvelles. François-Xavier Bellamy n’était pas adhérent des Républicains, et a décidé de nous rejoindre. Agnès Evren a remporté une fédération importante. Arnaud Danjean avait envisagé quitter les Républicains mais il a compris qu'Emmanuel Macron était une impasse.

On peut avoir des convictions intimes comme François-Xavier Bellamy et je les respecte, mais l’enjeu, c’est la vision de l'Europe, entre le fédéralisme porté par Emmanuel Macron, et le Frexit de Marine le Pen et Nicolas Dupont-Aignan !

Que nous ayons aujourd’hui un intellectuel en politique qui donne de la hauteur et du sens au débat, au regard d’un nombre incommensurable de petites phrases, c’est bien aussi."

"Le défi c’est de rendre l'Europe aux Français"

"Le défi c’est de rendre l'Europe aux Français, une Europe qui protège ses frontières extérieures, une Europe qui refuse de se diluer dans la mondialisation. Le peuple français a envie de maîtriser son destin. Il y a les fossoyeurs de l'Europe d'un côté, et ceux qui veulent une souveraineté européenne de l'autre. Nous sommes entre les deux".

Concernant le mouvement des Gilets Jaunes, Geoffroy Didier est parfaitement clairvoyant sur les raisons de la mobilisation. "Il y a eu un mouvement de sympathie à l'égard des Gilets Jaunes pour des raisons simples. Un ras-le-bol fiscal inégalé, nous sommes champions du monde la pression fiscale. Moi je me sens Gilet Jaune à partir du moment où j'exprime un ras-le-bol fiscal. Il y aura sur la liste LR aux européennes beaucoup de contribuables excédés par la pression fiscale ! "

Enfin, sur la politique de maintien de l'ordre remise en cause depuis quelques jours, Geoffroy Didier botte en touche : "Je ne pense pas qu’il faille interdire les flash-ball, mais cette décision ne m'appartient pas. Moi je soutiens cette profession, les policiers, qui est la plus contrôlée de France".

 

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