Fusillade de Strasbourg : Damien Abad demande "une trêve" des Gilets Jaunes

Damien Abad, député de l'Ain et vice-président des Républicains, était l'invité politique du Grand Matin Sud Radio.

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L'auteur de la fusillade à Strasbourg, qui a fait au moins trois morts, mardi soir, est toujours en fuite et activement recherché par les forces de l'ordre.

Invité politique du Grand Matin Sud Radio, Damien Abad, député LR de l'Ain et vice-président des Républicains, a déclaré qu'une "trêve des Gilets Jaunes" serait souhaitable.

 

 

"Je pense qu'une trêve s'impose pour deux raisons, a-t-il expliqué. D'abord pour le respect de la mémoire des victimes, et également parce que nos forces de l'ordre sont mobilisées fortement pour retrouver cet individu et pour lutter contre le terrorisme. Il faut qu'on protège nos forces de l'ordre et qu'on assure la sécurité des Français."

Je pense qu'on a besoin de renforcer, encore une fois, notre arsenal juridique

Le profil de l'auteur de la fusillade, un homme de 29 ans fiché S, qui avait échappé à une interpellation le matin même, interroge également : "Il faut qu'on en tire toutes les conclusions en termes d'interpellations préventives. Nous demandons l'internement préventif des fichés S les plus radicalisés. Combien de temps va-t-il falloir attendre pour agir ? Je pense qu'on a besoin de renforcer, encore une fois, notre arsenal juridique."

S'il souhaite une trêve des Gilets Jaunes en raison des événements de Strasbourg, Damien Abad souhaite également aller plus loin sur le pouvoir d'achat des Français que les "mesurettes" annoncées par le président de la République, Emmanuel Macron, lundi soir.

 

 

"Il y a un certain nombre de mesures qui sont positives, comme la défiscalisation des heures supplémentaires. Mais on dit aussi que le compte n'y est pas. On n'a pas besoin de mesurettes, mais d'actions durables, avec une baisse des dépenses. Et il y a un doute sur la financement de ces 10 à 15 milliards d'euros." 

Ce sont les effets de seuil qui détruisent les classes moyennes, celles qui paient tout et n'ont droit à rien

"Encore une fois, on oublie la France des classes moyennes", a-t-il regretté. "J'ai fait des propositions simples, fortes et massives. La baisse de la CSG pour tous les revenus entre le Smic et 4500 euros nets. Ça touche 94 % des salariés français. Ce sont les effets de seuil qui détruisent les classes moyennes, celles qui paient tout et qui n'ont droit à rien. Et ça évite les différenciations entre secteur public et privé. Enfin, c'est par la baisse des impôts qu'on rendra durablement du pouvoir d'achat aux Français."

Des mesures qui doivent être financées, selon lui, en ayant "du courage sur la baisse des dépenses publiques""Nous avons fait trois propositions chez Les Républicains : l'augmentation du temps de travail à 39h pour les fonctionnaires payées 37, la fusion des régimes de retraite et la fin des régimes spéciaux et enfin la fusion des allocations sociales, en dehors de celle sur le handicap. Ça fait 20 milliards d'euros d'économies."